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Hold-up à la parisienne

Hold-up à la parisienne


Qui l’eut cru mais Brest s’incline au Parc après avoir dominé la rencontre pendant près d’une heure. Une domination stérile pas récompensée et même sanctionnée d’un superbe geste de Pastore qui sauve les apparences parisiennes au grand soulagement des médias nationaux.

L’avant-match de ce Paris-Brest était succulent. Surtout quand on le regardait avec recul, en se doutant de ce qu’il allait se passer.

Dans l’après-midi, les pronostiqueurs d’une radio qui se targue d’avoir une dream-team à l’antenne ne dissertent pas sur l’issue du match mais bien sur le nombre de buts que pourraient avoir à ramasser le malheureux Elana dans ses filets. Elana et ses partenaires, qui avaient l’honneur du prime-time, eux, ont dû attendre 20h58 pour avoir l’honneur des caméras de Canal+, absorbées qu’elles étaient à voir le dernier brushing de Lugano ou le dernier écarte-narines de Néné. On en profite à ce moment-là aussi pour découvrir le onze de départ brestois alors que le parisien a été annoncé depuis dix bonnes minutes.

Sur le terrain, c’est une autre limonade. Pas de Pastore, ce sont les coéquipiers du pasteur Ewolo qui sont plein cadre : pas le choix pour les caméras cette fois, ce sont eux qui se montrent au Parc autour d’un Jhon Jaïro Culma que la France aura découvert ce soir, c’est toujours ça de pris. Roux se montre aussi et dépose Lugano. Il trouve Poyet qui arme une frappe que Sirigu doit détourner en corner (20e).  Ce sont bien les Brestois qui sont le plus entreprenants, Nolan Roux nous fait sa spéciale en s’arrachant côté droit pour servir en retrait Ben Basat mais l’attaquant israëlien, à côté de son match ce soir, est trop court et ne peut reprendre le caviar (36e). En seconde période, alors que le PSG semblait se lasser de ne pas trouver de solution Ménez explose le côté gauche et sert Pastore qui exécute une superbe frappe en rupture qui trompe tout le monde, Elana compris (69e). Suite à ce but, Brest accuse le coup mais un PSG désorganisé du début à la fin n’arrive pas à enfoncer le clou et restera sous la menace en toute fin de rencontre après deux corners consécutifs pour Grougi (90+2).

C’est fini, Canal+ peut faire son débrief, sur Lugano, Pastore, Kombouaré, une masturbation télévisuelle sur une première loupée de Lugano est les 27 ballons perdus de Pastore effacés d’un coup de baguette magique par sa réalisation. Il n’y aura plus un mot sur les Brestois : ou si juste un, pour parler du coup de botte insensé de Lugano sur Roux. Quinze minutes de souffrance télévisuelle afin de meubler autour de l’un des trois tirs cadrés du PSG pour alimenter l’illusion d’une bonne prestation parisienne. Paris-Brest, c’était l’occasion de faire la fête au club qata-rien avec des buts en pagaille pouvait-on espérer du côté de la chaîne cryptée. Il n’y en a eu qu’un et celui-ci n’est pas franchement mérité. On notera que le traditionnel panneau de statistiques, cher à Philippe Doucet, n’est pas apparu en fin de rencontre… Peut-être qu’un 51% de possession pour les Parisiens était insuffisant pour être affiché, en attendant, Brest va continuer à travailler dans l’ombre, comme ce soir.

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