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Des Brestois mauvais et bernés

Des Brestois mauvais et bernés


Ce soir à Dijon, on a vécu durant tout le match les 45 premières minutes « offertes » contre Montpellier samedi. La faiblesse de l’opposition n’a occasionné qu’une unité de retard au tableau d’affichage mais cette fois, Brest, n’a pu sauver les apparences. Même si l’arbitre a complètement modifié l’issue du match, entraîneur et joueurs doivent se remettre en question.

Sale impression ce soir à Dijon. Oui, Brest est complètement décimé par les blessures et les suspensions mais les Bretons ne peuvent se permettre d’offrir un spectacle aussi moribond.

D’entrée ils sont d’ailleurs dominés dans la possession du ballon et l’engagement. Brest plie mais Elana maintient l’équipe à flot en repoussant une frappe violente de Courgnaud (30e). L’impact offensif brestois est quasi-nul et l’arbitre enfonce encore plus les Bretons : M.Desiage désigne le point de penalty pour un contact à priori anodin entre Gentiletti et Thil, le Dijonnais ayant perdu le ballon avant la supposée faute. Non-content de sanctionner Brest d’un penalty litigieux, l’homme en jaune expulse Gentiletti : une double sanction proprement ahurissante (32e). Mandanne prend à contre-pied Elana et offre l’avantage au DFCO (33e). Brest a, dans la foulée, l’occasion de revenir au score mais Lesoimier, sur son mauvais pied, manque le duel avec Reynet en piquant le ballon par-dessus celui-ci sans réussir à cadrer sa tentative (39e).

 

Ça sera la seule réelle occasion brestoise malgré l’énergie conjuguée de Zebina et Ben Basat, les deux seuls éléments à échapper à un naufrage technique des deux équipes qui a accouché d’un spectacle indigent. Il est peut-être salutaire de voir que Brest n’a pas réussi à revenir au score comme contre Evian ou Montpellier car, l’euphorie de ces remontées au score a masqué les lacunes affichées par le jeu brestois notamment dans une animation offensive inexistante la plupart des fois. Roux ou Ben Basat souffrent du même mal, à savoir un isolement  désarmant sur le front de l’attaque.  Jonathan Ayité venant à peine de reprendre l’entraînement  et Grougi étant sur le flanc pour au moins deux semaines comme Larsen Touré, il faudra trouver des solutions pour bâtir une équipe capable de battre Ajaccio. Car si Brest dispose de circonstances atténuantes avec toutes ces absences, une contre-performance à Le Blé contre Ajaccio, avant de se rendre au Vélodrome, placerait le Stade Brestois dans une position extrêmement critique.

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