Brest ne doit pas se désunir

Le Stade Brestois et Plabennec ont profité de ce match pour signer une convention

Brest ne doit pas se désunir

 

Alors que le club traverse sa pire série depuis trois saisons (huit matchs sans victoire), les premières lézardes sont apparues dans l’unité brestoise dimanche. Des sifflets, des têtes baissées, ça faisait très longtemps que le public de le Blé n’avait pas acclamé ses joueurs à l’issue d’une rencontre. Pourtant, l’équipe brestoise a plus que jamais besoin de ses supporters.

La venue de la bête noire corse dimanche n’a pas révolutionné l’histoire entre le Stade Brestois et l’AC Ajaccio.

Les Corses n’ont pas perdu à Brest, petite nouveauté cette année quand même : ils n’ont pas gagné après quatre déplacements pour autant de victoires. L’attente était tellement grande autour de ce match que l’enjeu à certainement inhibé les joueurs qui ont rendu une prestation aux antipodes de ce qu’ils ont montré ces deux dernières années. Après deux rencontres complètement insipides dans la semaine (Dijon et Ajaccio), il est nécessaire de chasser ces rendez-vous manqués de l’esprit.

Oui, Brest a une liste exceptionnelle de blessés, oui Brest n’est pas franchement verni par l’arbitrage. Il est vrai aussi que les choix n’ont pas toujours été les plus opportuns que ce soit sur et en dehors du terrain mais c’est vrai aussi que Brest a livré des parties d’un très bon niveau contre Paris et partiellement contre Evian,Lyon et Montpellier et est, aujourd’hui, l’équipe qui a le plus gêné le PSG sauce Pastore sans son antre. Brest, qui n’a pas encore disputé deux rencontres avec un onze de départ identique, court toujours après ses blessés. Ayité est revenu dimanche, Daf et Brou Apanga en sont tout proches, Johan Martial, Bruno Grougi et Larsen Touré aussi. Viendra aussi dans quelques temps le grand retour de Kantari puis ensuite celui de Ferradj.

En attendant, contrairement à ce qu’on a pu entendre au stade, l’équipe a « mouillé le maillot » jusqu’ici mais ce sont les sueurs froides qui commencent à perler du front des joueurs. Ce front qu’il doivent garder haut avant d’aller défier l’OM au Vélodrome puis négocier le plus chaud tournant de leur saison avec la réception de Caen : ceux qui suivent les stadistes depuis longtemps le savent : rien n’a jamais été facile pour le club du bout du monde. Avec tous ces absences, l’équipe a avant tout besoin d’un soutien indéfectible de ses supporters. Cette année, il était certain que Brest n’allait pas connaître une période euphorique comme la saison passée mais entre l’adaptation des joueurs étrangers, les guérisons des blessés et les suspensions : il faut laisser du temps à cette équipe même si le calendrier du championnat file à toute allure. A Paris et ailleurs, le Stade Brestois est d’ores et déjà un futur relégué mais le Zef doit continuer de souffler pour pousser les siens pour un deuxième maintien en L1 !

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