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Fallait-il se séparer d’Alex Dupont?

Brest est en crise, dire le contraire serait mentir. Les résultats catastrophiques depuis l’exploit contre Marseille ont amené Michel Guyot à se séparer d’Alex Dupont. Était-ce le bon moment? Est-ce qu’il existe un bon moment pour un limogeage? Le match à Auxerre apportera les premiers éléments de réponse.

Pour qui est proche du club, le comportement d’Alex Dupont pouvait interpeller depuis plusieurs semaines. D’ordinaire afable, le technicien breton était crispé voire triste. Il est vrai que les six défaites lors des sept dernières rencontres ne pouvaient prêter à sourire. Le jeu breton s’est lentement effrité depuis la poule retour de la saison passée. Brest a des statstiques très lourdes à faire valoir : 10 victoires en 52 matchs. Des statistiques terribles masquées par des victoires de prestige contre l’OM ou Lille et aussi et surtout l’excellente première partie de saison 2010/2011 qui, au final, a fait plus de mal que de bien au club en masquant les lacunes apparues les mois suivants.

La fausse excuse Nolan Roux

Souvent, on entend que la situation brestoise était inévitable compte-tenu du départ de Nolan Roux. Ce serait oublier cette fameuse deuxième partie de saison l’an passé et la première de l’actuelle, qui, avec ou sans le buteur brestois ont été disputées sur le même train monocorde. La plus faible attaque du championnat est brestoise cette saison mais elle était déjà la 16ème l’an passé et même la 18ème de la poule retour. Rien de neuf en somme sur le front de l’attaque bretonne depuis deux ans, et ce, avec ou sans Nolan Roux. Brest est une équipe qui marque peu, très peu. Ce qui est sûr par contre, c’est que le spectacle n’est pas au rendez-vous depuis de longs mois et la situation ne s’améliore pas.

Les placardisés au pouvoir?

L’éclaircie apportée  par le retour de Culma au milieu de terrain a rapidement été balayée. On ne sent plus la flamme qui animait cette équipe par le passé, pire quand celle-ci revient par l’entremise de Ben Basat samedi dernier, le coach brestois s’empresse de souffler dessus en sortant l’attaquant israélien. Un mauvais choix qui symbolise le manque de clairvoyance ces derniers temps dans la gestion de l’effectif. Plusieurs joueurs ont disparu subitement de la circulation (Micola, Makonda, Gentiletti, Sissoko ou Khaled, Lorenzi et Coulibaly dernièrement) et d’autres n’ont pas eu leur chance à cause de blessure ou autre. Il y a neuf joueurs de champ qui comptent entre zéro et six matchs de championnat. Au bout de 33 journées de championnat, c’est quelque chose de rare dans un effectif professionnel. Il y a dans ces joueurs les blessés de longue date : Ayité, Ferradj, Brou Apanga et Guidileye, ce qui rend d’autant plus incompréhensible le faible temps de jeu accordé à une recrue comme Sissoko.

La guerre Martins/Dupont et ses conséquences

On se retrouve avec un club au plus mal sportivement, Michel Guyot a décidé de trancher dans le vif. Les prochains matchs nous diront si cette décision est salutaire même si celle-ci intervient tardivement car ça fait un moment que la guerre froide est déclarée entre Corentin Martins et Alex Dupont. Comment est-il possible alors de réussir un mercato d’hiver quand on ne travaille pas de concert ? Ca fait aussi de longs mois que le contenu des séances d’entraînement et leur espacement interrogent observateurs comme joueurs. Après l’échec du derby contre Rennes, comment concevoir d’attendre mardi à 16h pour reprendre l’entraînement?  Pourquoi diable Alex Dupont, qui clamait son affection pour Brest, n’a-t-il pas accepté la prolongation de deux ans soumise depuis le mois de janvier? Ce sont tous ces éléments qui ont interpellé le président brestois qui a tenté un éléctrochoc. Demain, Corentin Martins, avec un nouveau staff, sera présent à Pen Helen pour diriger son premier entraînement, il faut espérer qu’il n’est pas trop tard pour le Stade Brestois mais il était sans doute nécessaire de faire quelque chose.

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