Chauvin : « Brest, un club qui me ressemble »

Landry Chauvin a donné sa première conférence de Brest en tant qu’entraîneur brestois. Plaisir et humilité son les maîtres mots du nouvel entraîneur finistérien qui est heureux de retrouver la Bretagne. Il a paraphé un contrat de deux ans assortis d’une année en option en cas de maintien.

120601 chauvinLandry Chauvin lors de sa première conférence de presse brestoise (Yvan Breton)

LE FC NANTES

Landry Chauvin : « Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de me projeter dans l’avenir avec le Stade Brestois. Si je suis à Brest, je souhaite uniquement parler de ça. Si je porte l’écusson brestois c’est que la page nantaise est tournée. Ça fait partie de la vie de la carrière d’un entraîneur et maintenant on va croquer à pleine dent cette nouvelle aventure avec le Stade Brestois. »

LE PROJET DE JEU

Landry Chauvin : « Il faut rester très humble et très prudent parce que je sais que les discours d’intention du début de saison sont toujours magnifiques mais après, et c’est normal, l’entraîneur est jugé sur les résultats. On attend d’abord un maintien le plus rapidement possible. Je dis toujours aux joueurs lors d’une causerie que pour donner du plaisir aux gens qui viennent vous voir, et je sais que Brest est une vraie terre de foot, il faut que vous preniez vous-mêmes du plaisir sur le terrain. Je veux que mes joueurs prennent du plaisir tous les jours, à l’entraînement, en match dans un cadre qui a été bien défini avant. Si on prend du plaisir sur le terrain,  on développera forcément de bonnes choses. »

LE RECRUTEMENT

Landry Chauvin : « J’ai résilié hier avec mon club, on va en discuter avec Corentin et les dirigeants. Je sais qu’il y a eu beaucoup de travail fait en amont. On sait que les débuts de saisons sont importants parce que ça installe une dynamique donc, on va beaucoup travailler en amont pour être dans les meilleurs conditions pour aborder le mois d’août sereinement.»

LE STAFF

Corentin Martins : « Pour le staff, ça va se décider dans les jours qui viennent, on décidera ensemble avec Landry. Stéphane Wiertelak est sous contrat, on ne peut pas en dire plus. »

120601 chauvin 2Landry Chauvin avait le sourire (Yvan Breton)

SA VISION DU STADE BRESTOIS

Landry Chauvin : «Je suis arrivé en 1992 à Rennes et malheureusement, les portes du centre de formation brestois, qui était bien garni, étaient grandes ouvertes. On a récupéré des joueurs comme David Merdy ou Cyrille Grenier qui n’ont pas percé après. En plus jeune, il y a eu aussi Julien Floch et Julien Jaffrès qui étaient de Saint-Renan je crois. Ce sont mes premiers souvenirs. Mes premiers souvenirs ce sont aussi les matchs de jeunes à la Cavale Blanche. Ça m’a fait drôle tout à l’heure de reparler de ça. Ensuite, avec Sedan, c’est un bon souvenir car on n’a pas perdu. La première fois, on a fait 2-2 en fin de saison et l’année de la montée du Stade Brestois, il y avait un gros orage et on avait gagné 1-3. Brest, c’est un club qui me ressemble. Dès le premier contact, j’ai senti que ce n’était pas artificiel.»

SON PARCOURS

Landry Chauvin : « J’aurai voulu être un grand joueur, avoir une belle carrière comme Corentin mais j’en avais pas les moyens. Après j’ai passé une maîtrise de management, j’ai poursuivi mes études, j’étais à Vitré, j’étais bien là-bas à jouer contre la C du Stade Brestois à l’époque. Il y a eu  cette opportunité Stade Rennais où tu rentres par la petite porte, tu gravis les échelons. Après, il y a eu Sedan et ça s’est fait en trois jours pour une belle aventure. Je veux me fondre dans le projet, ça sera avec plaisir que j’apporterai ma pierre à l’édifice mais sans imposer quoi que ce soit. Apporter et apprendre, parce qu’on doit toujours apprendre des autres. On a lancé huit joueurs à Sedan, on avait des moyens limités mais je fais confiance à ceux qui sont déjà là à Brest. Ils savent faire, je me mettrai simplement au diapason. »

BREST L’AN PASSÉ

Landry Chauvin : « Pour être très honnête, je n’ai vu que des extraits de matchs le samedi ou le dimanche. Je préfère rester très prudent, je vais repartir ce soir avec un paquet de DVD. Il y a un joueur que je connais bien, c’est Paul Baysse, je l’ai eu pendant deux, Richard Soumah aussi qui était à Rennes quand j’y étais. Il y a aussi quelques joueurs de la montée que j’ai eu comme adversaires en L2. Pour me faire une idée plus précise je vais visionner un maximum de rencontres. »

PAUL BAYSSE

Corentin Martins : « Il devait jouer dans l’axe, il était venu pour ça mais il y a eu des choix d’Alex Dupont. On en a parlé lors des entretiens, on va essayer de le mettre au meilleur poste et je pense que c’est défenseur axial. Landry le connait mieux que moi parce qu’il a l’eu pendant deux ans. »

LA FORMATION

Landry Chauvin : « Honnêtement, je ne connais pas l’équipe de Gambardella de Brest mais quand on arrive en demi-finale, c’est qu’on de la qualité. Pour connaître quelques éducateurs comme Anthony Rimasson que j’ai côtoyé à Rennes et sachant que les Finistériens aiment leur département. Il faut que les jeunes Finistériens soient fiers de jouer au Stade Brestois, ça, ça doit être une évidence. Tout ce qui est en train de se faire et qui va naître bientôt doit être une force pour le club car il y a un vivier incroyable. Pour avoir été à Rennes, c’est plus facile de discuter avec un Morbihannais ou un Costarmoricain plutôt qu’un Finistérien parce que c’est loin mine de rien. C’est pour ça que c’est important d’ancrer cette culture et qu’il faut un bon centre de formation à Brest avec une majorité de joueurs finistériens. J’ai toujours eu l’habitude à Sedan et Nantes de passer mes débuts de semaine  en journée continue et à déjeuner le midi avec les formateurs. C’est dans ces discussions qu’on apprend à connaître les plus jeunes. Je vais régulièrement voir l’équipe réserve ainsi que les U19 parce que ce sont des repères importants quand on est pro après, je suis d’abord entraîneur de l’équipe professionnelle et c’est sur les résultats de celle-ci que je serai jugé. »

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