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Quand tu ne joues pas, tu ne gagnes pas !

Comme à Lyon, Brest a cédé logiquement. Cependant, face à des Toulousains pas forcément conquérants, les Brestois auraient certainement pu faire mieux avec plus d’ambition. Les entrées de Touré et Dernis l’ont prouvé, Toulouse était prenable ce soir mais il aurait fallu pour cela débuter le match le couteau entre les dents.

121027 toulouse brestBruno Grougi a été l’auteur d’une prestation transparente (JM Louarn)

Le début de match aurait du mettre la puce à l’oreille de Landry Chauvin. Pendant une demi-heure, Thébaux n’est quasiment pas mis en danger, pourtant ça n’empêche pas Ben Yedder de s’enfoncer dans la surface brestoise comme dans du beurre pour loger une frappe imparable sous la barre du portier brestois (30e). Le petit toulousain est un phénomène mais la défense bretonne l’est tout autant de léthargie. Brest ne réagit pas et loupe tous les ballons qui pourraient faire l’objet d’un semblant de contre.

A cinq minutes de la pause, Brest encaisse un deuxième but inadmissible. Capoue est seul, pas un seul défenseur à moins d’un mètre et a toute la latitude pour reprendre un corner que Kantari dévie dans son but (40e). Touré remplace Grougi à la pause et le match s’en ressent immédiatement, avec un véritable renfort offensif en plus de Lesoimier et Benschop, Brest se montre enfin mais le retard est conséquent. Toulouse s’arrête de jouer et Lesoimier en profite pour réduire la marque d’une belle frappe croisée (75e).

Ce but réveille les Toulousains qui quadrillent mieux le terrain et se montrent dangereux mais Lorenzi (79e) puis Mendy (85e) sauvent leur camp. Finalement, sur un contre, Regattin plie définitivement le match sur un ballon piqué face à Thébaux (90+3). C’est le sixième revers en autant de déplacements pour Brest. La formule défensive ne marche absolument pas. Le constat est cinglant, quand Dernis et Touré sont entrés, on a senti comme une bouffée d’oxygène pour le milieu finistérien. C’est dans ce sens que Landry Chauvin doit aller, la défense à tout crin, qui était parfaitement justifiable à Lyon, a vécu. Après trois matchs sans victoire, il faut redresser la barre ou alors c’est celle de la relégation qui va frapper les crânes finistériens !

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