Foot 29
Là où commence le football

Luis Fernandez : « La Coupe de France ne peut pas se jouer en semaine ! « 

Luis Fernandez qui anime l’émission « Luis Attaque » sur RMC (du lundi au jeudi, de 16 à 18h), sera avec toute son équipe au Bar-PMU Le Havane à Plabennec ce mardi après-midi pour mettre à l’honneur l’équipe plabennecoise qui va défier Lille jeudi en 16èmes de finale de la Coupe de France. A cours d’une interview, il affirme notamment sa déception de voir la Coupe de France programmée en semaine. INTERVIEW POUR LE TELEGRAMME

fernandezLuis Fernandez et son équipe effectueront leur mission en direct de Plabennec demain  (Visual Press Agency)

Luis Fernandez, pourquoi venir à Plabennec ce mardi ?
« Déplacer l’émission Luis Attaque, c’est quelque chose que l’on fait fréquemment. Ça permet de voyager à travers la France et de mettre en lumière des clubs qui méritent de l’être et qui ne le sont pas en temps normal pour différentes raisons ».

Votre émission « Luis Attaque » s’est fait une belle place chez les fans de foot
« Il y a toute une équipe qui travaille avec moi. Je suis animateur mais je suis encore entraîneur. On arrive à dépasser le million d’auditeurs en étant face à des émissions comme celle de Ruquier. On a réussi à apporter quelque chose de différent, de proche des gens et c’est ça qui plaît. On parle de tous les clubs de L1, de la L2 aussi. C’est important de n’oublier personne et c’est pour ça qu’on veut parler de club comme Plabennec. Demain ça sera, Plabennec, mercredi, on aura Mourinho comme invité, c’est ça Luis Attaque ».

Ce qui aurait été fort, c’est de faire venir Mourinho à Plabennec !
« Oui mais sait-on jamais. Si Mourinho prend le PSG ou Monaco, en Coupe de France, on pourrait se retrouver avec un Plabennec – PSG ou Monaco l’an prochain et il sera là Mourinho ! (rires) ».

Plabennec a vécu quelques jours mouvementés avec les histoires autour de l’horaire du match contre Lille.
« Il faut être derrière l’équipe amateur dans ce genre de situation, je le dis haut et fort, la Coupe de France ne peut pas se jouer en semaine. C’est très difficile de trouver un horaire pour satisfaire les amateurs et je les comprends quand ils réclament un changement comme l’a fait Plabennec. Pour garder tout son intérêt la Coupe de France doit se jouer le samedi ou le dimanche ou dans le pire des cas à 20h en semaine ».

 

fernandez 2Luis Fernandez lors de son dernier match à Le Blé entraînait Reims  (JM Louarn)

Est-ce que les clubs professionnels français n’ont pas une tendance à trop se plaindre ?
« On vous donne des horaires. On les modifie après. Forcément, ça râle. C’est normal mais on perd vraiment beaucoup de temps à trouver le compromis qui doit convenir à tout le monde mais que les clubs défendent leurs intérêts, c’est quelque chose de logique ».

La Coupe de France pour vous, c’est particulier ?
« La Coupe de France je l’ai gagné en tant que joueur et en tant qu’entraîneur et j’aime beaucoup suivre les aventures des amateurs. On doit mettre en avant tous ces gens qui travaillent autour du football. Tous les petits clubs vivent des histoires folles parfois avant les matchs avec toutes les sollicitations médiatiques. C’est ce qu’on a envie de faire avec Plabennec ».

L’AS des Minguettes – Vénissieux est qualifiée…
« Les Minguettes, c’est mon club, c’est là que j’ai grandi. Je suis content de les voir encore en lice. Là, ils vont jouer le Poiré sur Vie, qui, sait, ils ont gagné le droit de jouer ce tour et ils pourraient bien encore nous surprendre ».

En dehors de la Coupe de France, le club phare dans le département est le Stade Brestois. Quelle image en avez-vous ?
« J’aime les clubs bretons, ils ont chacun un profil différent. Brest a peu de moyens mais il y a de bons joueurs comme Dernis ou Grougi. Thébaux a eu un début de saison compliqué mais s’est très bien repris. Je ne vois pas le club descendre mais ça restera dans la difficulté. Quand on voit Saint-Etienne qui était forcément fatigué par sa demi-finale, dominer aussi facilement, ce n’est pas normal. Je sais bien que Brest a beaucoup d’absents avec la CAN, les blessés ou les suspendus mais il faut réussir à être plus malin que les autres sur le marché des transferts ».

Un marché des transferts où Brest doit souvent relancer de jeunes joueurs comme Florian Lejeune qui vient d’arriver.
Beaucoup de joueurs veulent aller chercher un club qui a de meilleures conditions financières un peu trop rapidement. Les joueurs sont trop impatients. A 17, 18,19 ans, tu es toujours dans l’apprentissage, ce n’est pas le moment de partir à l’étranger. D’ici deux ou trois ans, je vais monter une boîte de conseil pour ces joueurs pour leur faire comprendre que, parfois, il faut savoir attendre et travailler avant de chercher le gros club. Ce n’est pas dès qu’un club t’appelle qu’il faut courir. J’ai vu Atletico Madrid – Betis Séville la semaine dernière et j’ai discuté avec l’agent de l’ancien lorientais Joël Campbell qui joue désormais au Betis. Il revit après un nouveau prêt d’Arsenal, ça lui a donné un nouvel essor. Les joueurs oublient trop souvent qu’ils ont des obligations pour progresser ».

 

INTERVIEW POUR LE TELEGRAMME

Vous pourriez aussi aimer