Le manque d’ambition de Brest a été puni

Le Stade Brestois a cédé à Troyes (2-1). Plus que le résultat c’est la manière qui inquiète avec une première mi-temps horrible sur le plan du jeu. Si Brest se met à avoir peur du 19eme, le championnat risque d’être très long !

benschopBenschop n’a pas débuté le match, il est entré mais c’était déjà trop tard pour Brest (JM Louarn)

Le malheureux Ben Basat placé seul en pointe, n’a rigoureusement pu rien faire durant 45 minutes. Les Brestois n’ont jamais inquiété Thuram qui n’a juste eu à sortir ses mains de ses poches que sur un tir de Raspentino qu’il boxe pour assurer le coup. En face, Thébaux est au four et au moulin pour repousser les assauts aubois. Finalement, le portier brestois cède bêtement sur un coup-franc tout aussi bêtement concédé par Mendy à quelques secondes de la pause. Le portier brestois est trompé par une trajectoire pourtant prévisible du coup-franc de Camus. En deuxième mi-temps, rien ne change et c’est Darbion d’une superbe frappe qui offre deux unités d’avance aux Troyens. C’est le moment choisi par Landry Chauvin pour délester enfin son milieu de terrain et donner du poids à son attaque.

Sitôt entré, Benschop trouve son compère Ben Basat qui se joue parfaitement de Thuram. Cependant, le chronomètre tourne et même si la possession de balle se renverse et les situations chaudes sont majoritairement bretonnes, Marcos puis Bahebeck font plâner une menace constante. Thuram ne sera plus inquiété et à l’image du match, Khaled torpille la dernière possibilité en n’arrivant même pas à soulever son ballon sur un corner. Ce soir Brest aurait pu mettre une distance quasi-définitive avec Troyes, au lieu de ça, l’équipe de Jean-Marc Furlan revient à proximité du maintien, cinq points derrière Evian. En se privant de Benschop d’entrée, Landry Chauvin s’est énormément compliqué la tâche et si contre Troyes, Brest met une équipe si frileuse, on se demande ce que le club finistérien pourra bien faire lors des prochaines échéances chez des équipes plus talentueuses. Le maintien est encore loin.

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