Humiliés

Brest a été baladé, balayé par Lorient ce soir au Moustoir (4-0). Une prestation minable à l’image du sketch pathétique qui agite les coulisses du club depuis une semaine. Finalement, Brest est d’une continuité folle en étant ridicule sur et en dehors du terrain. Encore neuf matchs…

130316 lorient brestCe derby à Lorient  a été un naufrage total  (JM Louarn)

L’imagination la plus tordue ne pouvait accoucher d’un scénario aussi catastrophique. Mené 1-0 au bout de trois minutes par Quercia qui avait du mal à exister quinze jours auparavant dans un match de CFA contre Plabennec, Brest sombre dès la huitième minute sur un but de Jouffre qui reprend une frappe repoussée par Thébaux comme sur le premier but. Un tir poussif de Lautoa qui traverse la défense brestoise suffit à clore le scénario d’une soirée qui sera achevée par Sunu qui aligne Thébaux, coupable d’avoir mal protéger son premier poteau mais peut-on en vouloir au portier brestois qui a assité à la noyade de sa défense, au sabordage de son milieu et la disparition de son attaque. 4-0, encore une fois, Brest repart de Lorient avec un lourd revers même si le record du 5-0 en L2 de l’équipe des Tokéné & friends n’a pas été égalé.

 

La honte du supporter

 

Tout de même, en deux matchs l’équipe finistérienne a pris 7-0 contre Lorient (4-0 en L1 et 3-0 en Coupe de France) et ne compte plus qu’un point d’avance sur la zone rouge. Une équipe qui n’a plus gagné dans son stade depuis le 17 novembre peut-elle raisonnablement penser se maintenir? Six défaites et deux nuls à le Blé lors des huit derniers matchs à domicile, c’est simplement une insulte aux supporters. Ce pauvre supporter qui a encore pris sur son temps et son argent ce soir et a assisté à un naufrage. Ce même supporter qui voit son club se déchirer pour des luttes de pouvoir tellement éloignées de l’intérêt du club. A l’issue du match, Landry Chauvin a dit avoir eu honte. Non, désolé, la vraie honte, glaciale, a parcouru l’échine des pauvres gus, qui, pendant 90 minutes ont essuyé toutes sortes de quolibets et de moqueries.

 

Guerre des boutons

 

Toute la semaine, ce supporter a aussi vécu la honte de cette guerre des boutons sauce stade brestois. Un ridicule affiché devant les caméras de Canal+ avec les deux clans le plus éloignés possibles dans la tribune du Moustoir. Puis le président, qui, dans son rôle, va parler aux joueurs à la pause, avant que le vice-président ne prenne la suite en venant encourager un à un les joueurs à la sortie du vestiaire. Comme si la déroute ne suffisait pas à la honte, le supporter doit encore s’infliger tel spectacle. Brest n’a pas fini de s’enfoncer dans la crise et dans le ridicule et malheureusement, ce sont sans doute pas les joueurs les plus fautifs là-dedans. Il y a quelques semaines, on pensait que Brest coulait, erreur, il est en train d’exploser.

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