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Arnaud Tulipier : « Brest a tout pour faire une bonne saison »

Journaliste de France Football, Arnaud Tulipier apporte son expertise de la Ligue 2 tous les lundis sur Eurosport. Il nous livre ses impressions sur le championnat de L2 écoulé mais aussi celui qui vient tout juste de débuter. 

Arnaud, l’an passé, la L2 a longtemps gardé son verdict. Que retenez-vous de cette mouture?

« On a vécu un beau championnat. Ce qui était bien, c’est qu’on avait certains noms qui ont tremblé jusqu’au bout. On ne pensait pas que Lens aurait à s’accrocher autant et que les Lensois seraient autant accrochés. Les observateurs et les amoureux de la L2 ont une fois de plus pu découvrir de nouveaux joueurs et ont pu s’accrocher à un suspense jusqu’à la dernière journée, y compris pour la descente même si le CA Bastia a assez rapidement coulé et su qu’il allait descendre. Ce qui a été intéressant, qui est symptomatique et symbolique de cette L2, c’est que jamais le CA Bastia n’a abdiqué. Même si on a très vite vu qu’ils n’étaient pas en course pour le maintien et une petite classe en-dessous du reste du championnat, ils se sont battus comme des morts des faims avec un formidable état d’esprit et une volonté de jeu.

Depuis une demi-douzaine de saisons, ce qui est agréable à voir en Ligue2, c’est que ça joue beaucoup mieux. Par exemple, les gens qui regardent le foot le lundi soir sur Eurosport n’ont vu que très très peu de mauvais matchs l’année dernière.La plupart du temps c’était agréable voire très intéressant, assez spectaculaire. C’est beaucoup moins resserré qu’avant et j’oserai le dire, qu’en Ligue 1 parce que, c’est pas parce qu’on a vécu une belle journée d’ouverture que ça va tout le temps être comme ça, à moins d’une énorme surprise. Cette Ligue 2 est joueuse, cette Ligue 2 est révélatrice que ce soit des joueurs comme des coachs d’ailleurs. C’est en ça que la saison l’année dernière a été vraiment plaisante. Je suis prêt à parier, je vais parier même si je suis mauvais en pronostics, que celle qui s’annonce-là va être formidable aussi parce qu’il n’y a pas de favoris. Certains ne veulent pas jeter un coup d’œil à cette L2 par condescendance. Ils ont tort car c’est un niveau qui est vraiment très intéressant et divertissant dans le sens spectaculaire. »

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Cette année, il n’y aura pas Lens, ni Caen, on sent qu’il y a une dizaine d’ambitieux…

« C’est vrai qu’il n’y a pas un mastodonte. Il y a deux ans, on en avait deux avec Monaco et Nantes, Lens était un peu en retrait parce qu’il y avait des gros soucis d’argent, bon, ils en ont de nouveaux mais entre-temps, ils ont quand même fait office d’épouvantail l’année dernière. Cette année, le plus gros nom qu’on ait, associé à un effectif capable de régner sur la L2, c’est Nancy. Juste derrière, je mettrai plusieurs équipes dont Brest qui a aussi une histoire et un effectif extrêmement intéressant. Si on regarde ce qu’il s’est passé les autres années, je pense que s’il fallait désigner un favori, ça serait Nancy mais si j’hésite autant, c’est aussi parce que ce n’est pas un favori qui écrabouille tout non-plus. C’est pas Jacques Anquetil qui a gardé le maillot jaune sur le Tour de France du début à la fin.

C’est une bonne équipe mais ce n’est pas non-plus l’effectif devant lequel on reste ébahi et duquel on dit, c’est sûr, eux, ils vont monter. Il y a tellement d’outsiders qui seront difficiles à manœuvrer, que, fatalement, ça sera une lutte âpre que ce soit pour monter ou pour ne pas descendre. Il y a toujours une surprise mais est-ce que le niveau qui est plus dense, ne va pas empêcher les surprises? Il y a tellement d’outsiders qu’on peut craindre que le troupeau bouche la route d’un Niort comme l’an passé ou de ceux qui ont pu aller au bout comme Istres ou Arles-Avignon. En tout cas, c’est extrêmement homogène et ça ne donne que plus de piquant et d’intérêt à cette saison. »

Nancy, est-il le favori cette saison?
Nancy, est-il le favori cette saison?

Il n’y a aussi que deux promus, ça contribue aussi peut-être à resserrer ce championnat…

« On sait qu’il y a des clubs qui travaillent bien, qui n’ont pas forcément un nom ronflant mais dont on sait qu’ils ont un « background »sans avoir été forcément été au-dessus. Un club comme Créteil part plutôt pour le maintien mais l’an passé, ils avaient plutôt fait du bon boulot jusqu’à une certaine époque avant de baisser de pied et même d’être proche de renvoyer leur coach Jean-Luc Vasseur qui, aujourd’hui, est en L1 avec Reims et vient de mettre en échec le PSG, c’est dire si les choses vont vite dans le foot et s’il y a des techniciens intéressants en Ligue 2.

Qui aurait pu parier, même les Niortais, qu’ils allaient lutter aussi longtemps pour le podium? Dijon qui est une des équipes dont on ne parle absolument et l’une des seules avec Tours à ne pas avoir recruté, non par obligation de la DNCG mais par choix. Ce sont des équipes, qui, avec un peu de réussite, peuvent être considérées dans les outsiders. Et les cadors qui descendent de L1 ne sont pas en très bonne forme. Valenciennes, ils ont récupéré leur place, on ne sait toujours pas comment, il a quand même fallu qu’un homme politique de grande stature se penche à nouveau sur le club, 30 ans après y être rentré pour le sauver. Casoni a été le premier à le dire, et ce n’est pas pour amuser la galerie, il a du le dire 150 fois qu’ils ne sont pas prêts et ils ne le seront peut-être pas avant mi-septembre voire octobre. L’AC Ajaccio est un peu en souffrance aussi, je n’ai pas vraiment l’impression qu’ils sachent vraiment où ils vont et je ne parle même pas de Sochaux, qui a passé l’été à avoir la tête entre deux chaises pour ne pas dire autre chose ! Ils avaient la tête en Ligue 2 tout en se disant que la Ligue 1 ça va pouvoir se faire et on va pouvoir finalement y retourner. Finalement, ils n’ont pas énormément recruté ou alors des jeunes prometteurs. Il faut donc qu’ils rattrapent leur retard comme Valenciennes. Au final, aucune équipe qui descend n’est vraiment au point et on risque d’attendre un bon bout de temps avant qu’elles le soient. »

Le Niort d'Emiliano Sala avait été la surprise de la L2 la saison passée
Le Niort d’Emiliano Sala avait été la surprise de la L2 la saison passée

Qui sont vos favoris pour le podium?

« Il y a pas mal d’équipes intéressantes comme Nîmes avec José Pasqualetti et évidemment Brest que je placerai vraiment dans les trois qui seront à la fin parce que ça peut-être une équipe qui sera intéressante. Je ne dis pas ça parce que on m’appelle du Finistère, si on m’appelait de Marseille, je dirai la même chose : c’est une équipe que je sens bien. Vu comment je suis mauvais aux pronostics, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Brest mais sincèrement, je pense que Brest a tous les marqueurs, tous les curseurs pour faire une bonne saison en Ligue 2. C’est à dire qu’ils ont pas mal de joueurs qui connaissent le championnat, ils ne vont pas débarquer. Par contre, les Sochaliens, il y a beaucoup de jeunes qui ont débuté en Ligue 1, sans avoir connu la Ligue 2, ça va leur faire bizarre.

Grougi et Alphonse, les Brestois ont déjà prouvé leur efficacité l'an passé
Grougi et Alphonse, les Brestois ont déjà prouvé leur efficacité l’an passé

Les mecs de Brest, ils étaient là l’an passé pour la plupart, allez, à 95%. S’ils ont joué un peu au-dessus comme Grougi, ils étaient avant en L2, donc ils connaissent bien le coin. C’est une équipe complète et qui a terminé sur une lancée formidable, un peu comme Nancy d’ailleurs. Ce sont deux équipes qui ont fait les meilleures deuxièmes parties de saison. J’avais parlé en fin de saison à coach Dupont, et je lui avais dis « tu vas recommencer la saison comme en 14, vous allez être dans l’élan et ça va être formidable », il m’a dit : « non non, pas du tout, tu te trompes, on va perdre plein de monde… » Je ne sais pas si ça a été de l’intox à l’époque mais cet été, il n’y a pas eu énormément de joueurs qui sont partis et ceux qui sont partis n’étaient pas vraiment indispensable. Bon, Lesoimier est parti mais il y a quand même eu des joueurs intéressants qui sont arrivés. Tu peux surtout continuer sur cet état d’esprit. C’est important car on sait dans une saison que ce qui est important c’est, premièrement, de réussir un bon départ, et, deuxièmement, on sait aussi que d’éviter à avoir à apprendre le nom de son voisin dans le vestiaire et ses habitudes sur le terrain est un gros avantage. Ces aspects-là, Brest n’a pas à les travailler au contraire de plein d’équipes qui vont avoir besoin de s’adapter à de nouveaux joueurs, à une nouvelle division ou un nouvel entraîneur. Brest est déjà en ordre de marche par rapport à sa saison passée.

Finalement, les joueurs sont restés et il n’y a rien eu de déstabilisant et tout ça s’est passé en bonne intelligence. C’est pour ça que je suis plutôt optimiste pour Brest, comme je le suis pour d’autres équipes. Il n’y a pas peut-être un joueur majeur qui est capable de survoler les débats comme Jeff-Louis l’a fait avec Nancy ou Delort avec Tours mais ces deux clubs ne sont pas montés finalement. C’est bien d’avoir un joueur + qui vous sauve des situations quand vous êtes pas très bien mais le collectif est quand même prépondérant. Ce qu’il faut, surtout, c’est ne pas avoir de trou : avoir d’énormes problèmes dans un secteur en étant très bon partout ailleurs, ça ne marche pas. Je n’ai pas l’impression que Brest puisse avoir d’énormes difficultés dans un domaine et n’a pas un défaut qui puisse le condamner. J’ai l’impression que c’est assez homogène. Ça travaille de façon cohérente. »

Alexandre Cuvillier est la principale recrue du Stade Brestois cet été
Alexandre Cuvillier est la principale recrue du Stade Brestois cet été

Quelques éléments peuvent se révéler aussi comme Gaëtan Laborde…

« Oui, c’est exact, il a brillé du côté du Red Star l’an passé en National, il est international chez les jeunes et d’ailleurs je n’oublie pas que le seul international espoir a avoir été convoqué alors qu’il était en troisième division, c’était Olivier Auriac quand il portait le maillot brestois. Laborde, c’est un très bon joueur qui a marqué beaucoup de buts la saison passée, je dirais 14 mais je peux me tromper. Il peut effectivement faire partie des surprises. On m’a aussi dit beaucoup de bien de Doumbia au milieu de terrain qui est arrivé du Mali. »

Gaëtan Laborde pourrait être l'une des révélations de L2
Gaëtan Laborde pourrait être l’une des révélations de L2

Vous repartez pour une nouvelle saison avec Eurosport en L2.Est-ce que vous gardez le même dispositif que l’an passé?

« Non, ça va changer, je ne peux pas en dire plus pour le moment. On m’a parlé de choses mais il n’y a rien d’acté. Ce qui est sûr, c’est que je repars à la présentation avec Carine Galli. Il va peut-être y  avoir des arrivées, peut-être que l’horaire de l’émission va changer. L’émission ne débutera qu’à la deuxième quinzaine de septembre, comme d’habitude pour la bonne et simple raison qu’Eurosport a l’US Open et quand ils ont des événements en exclusivité, ils leur donnent l’antenne libre. Donc plutôt que de commencer une émission et être obligé de l’arrêter pour reprendre après, c’est plus simple de laisser passer la compétition et quelques journées de L2. On commence donc le 15 septembre, un lundi soir aussi. Il est possible qu’on commence à 19h au lieu de 19h30, il est possible aussi que ce soit une formule enrichie. Quelqu’un d’autre pourrait arriver dans l’émission, c’est en discussion. Il y aura encore une émission. Après un petit bout de grand plateau, il y aura une nouvelle émission liée au football. Ce n’est pas à moi de communiquer là-dessus mais on retrouvera le visage, de Carine, le mien, malheureusement pour les téléspectatrices. On essaiera de parler de football de manière passionnée sans trop se prendre au sérieux, en tout cas, on l’espère ! »

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Arnaud Tulipier travaillera encore avec Carine Galli sur Eurosport cette saison

Alain Boghossian vous rejoint en tant que consultant…

« J’ai eu vraiment un bon sentiment lors des premiers contacts avec lui et c’est un sentiment qui m’a été confirmé par les équipes qui étaient présentes à Brest pour le match contre Clermont. Il m’a même envoyé un petit texto après pour me dire qu’il s’était trouvé un peu crispé et qu’il allait progresser. Moi je ne l’ai pas trouvé crispé mais c’est un nouveau métier pour lui et ce qui est intéressant, c’est qu’il a envie d’apprendre. Il m’a dit qu’il avait envie de connaître les gens, de discuter. J’ai trouvé son approche extrêmement humble et intelligente car il pourrait arriver en disant, je suis champion du monde et je sais tout. Ce n’est pas du tout le cas et c’est même tout le contraire même s’il a une sacrée belle carte de visite en tant que joueur et coach aussi. Il ne faut pas oublier qu’il a été adjoint en équipe de France, c’est quand même pas rien. Ça m’a l’air d’être une belle personne, un bon mec. Il va arriver chez Eurosport et découvrir des gens très surprenants. Quand tu fais de la télé, tu ne t’imagines pas forcément tomber sur des gens aussi simples et bienveillants. Il n’y a pas de coup tordu, je n’ai vu personne avoir d’égo surdimensionné. Alain Boghossian va totalement dans cette mouvance comme pouvait l’être Xavier Gravelaine aussi. Je sais qu’il s’est fait un peu allumer l’année dernière, notamment par les Lensois qui étaient persuadés qu’il voulait du mal à Lens alors que son meilleur ami, c’est juste Antoine Kombouaré. Quand on est supporter d’un club, on peut croire que les journalistes, les commentateurs et les consultants en veulent à votre club. C’est pas vrai, les gens essaient juste de raconter ce qu’ils voient. Je ne dis pas qu’ils sont tous de bonne composition et avec une idée derrière la tête mais généralement, les journalistes et les consultants, que ce soit à la radio, à la télé ou dans la presse écrite, ce sont des gens qui essaient de faire leur travail et de dire ce qu’ils pensent. Ils peuvent se tromper mais il n’y a pas de mauvaise intention derrière.Il faut essayer d’écouter les gens sans a priori. »

Et puis, il y a aussi et surtout France Football…

« Ah oui. J’aime beaucoup les gens d’Eurosport qui sont venus me chercher, j’ai aussi de temps en temps les camarades d’Europe 1 qui m’appellent, surtout quand c’est l’excellent Alban Lepoivre qui est l’hôte du multiplexe de Ligue 1 et de Ligue 2. D’ailleurs, Europe 1 est le seul à retransmettre tous les matchs de Ligue 2 et à faire son multiplexe dès 20h le vendredi. Quand j’étais petit, je me souviens que j’écoutais les multiplexes de Ligue 2, il y en avait partout. Il y en avait sur France Inter, sur Europe 1, sur RTL, quand RMC est arrivé, ils l’ont fait aussi mais Europe 1 a été le seul à continuer. Enfin, bref, eux aussi ont eu la gentillesse de venir me chercher mais ma vraie maison, celle où je passe la plupart de mon temps et pour laquelle je dépense le plus d’énergie, c’est évidemment France Football. »

Il y a eu des gros changements ces derniers mois avec le retour à un numéro hebdomadaire. On retrouve un peu la vraie identité de France Foot depuis ce retour..

france foot logo

« Les gens ne peuvent pas connaître les arcanes de tout ça mais le premier des changements qu’il y a eu, c’est un changement de direction à la tête de France Football. Pas tout en haut de la pyramide car le journal appartient au groupe L’Equipe comme chacun le sait. Le N°1 de France Foot a changé, le N°3 a pris beaucoup d’épaisseur. Ce France Football se rapproche beaucoup plus de la vision que nous étions plusieurs à avoir au sein de la rédaction et à laquelle les anciens chefs ne voulaient absolument pas adhérer. Je crois qu’on se rapproche de ce que veulent les amoureux du foot. On est plus proche du vrai esprit magazine. On essaie de raconter des histoires, on essaie d’expliquer. Des fois on y arrive, des fois on y arrive pas mais l’état d’esprit est toujours bon.  On fait des petites provocations et on se fait taper dessus, on se trompe aussi parce que quand on essaie de faire quelque chose de différent, on se trompe toujours. Il faut savoir que France Foot a failli disparaître quand même. Ce n’est pas un changement entre un numéro ou deux par semaine qu’il y a failli avoir mais un changement entre un numéro ou zéro. Quand on a recommencé le 18 avril 2013, c’était déjà une victoire car il était fortement question que France Football s’arrête tout court, ou alors, aurait continué sur le net avec, je sais pas, peut-être, un numéro mensuel. On (les journalistes) s’est mobilisé pour que ça continue. Le grand patron Gérard Ejnès s’est lui aussi bougé. Je le cite, c’est mon patron, ça peut faire fayot mais le boulot qui est fait depuis un an et demi, j’en suis beaucoup beaucoup plus fier que celui qui avait été fait avant car ça ressemblait beaucoup moins au France Football que l’on aime.

Notre défi aujourd’hui, c’est qu’on a tellement déçu les lecteurs pendant des années, qu’ils ont du mal à nous croire et à nous suivre. Alors ils nous rachètent un peu de temps en temps et s’ils tombent sur un numéro qui leur plaît, et ben, ils rachètent la fois d’après. Si la fois d’après, on a tenté un pari et que ça prend pas, on ne rachète plus. On essaie de regagner des lecteurs comme ça. On a fait plutôt des bonnes ventes l’année dernière car on était un des seuls magazines en France à avoir gagné des lecteurs. On était tombé assez bas certes, mais c’est quand même extrêmement rare, surtout pour un magazine qui est édité depuis 1947. Cette année, on va essayer de faire rester ces lecteurs et ceux qui sont partis entre-temps, on essaie de les reprendre par la manche. C’est un travail de longue haleine. On est plus que moitié moins par rapport à l’année dernière dans la rédaction. Certes, il n’y a qu’un numéro à rédiger au lieu de deux mais il y a plus de sujets traités par semaine dans un seul numéro que dans deux avant. Quand Gérard Ejnès est arrivé à France Foot, il a pris la moyenne, sur six mois, un an, je ne sais pas. Il a fait  la moyenne des entrées qu’il y avait dans le journal le mardi et le vendredi. Il a constaté qu’il y en avait entre 18 et 20 sur deux numéros et il a dit, maintenant, il ne faut jamais faire un numéro en-dessous de 25. En gros il y a autour de 25 sujets dans chaque numéro, et ces 25 sujets, il faut les faire, ce qui n’est pas forcément toujours facile avec une équipe réduite. On n’est pas là pour pleurer, mais on explique les choses donc, c’est pour ça, des fois, on a de bonnes idées, des fois pas.

france footOn essaie de faire des coups. On en a fait. il ne faut pas oublier que l’histoire du Qatar, c’est France Football qui l’a sorti. Ça avait eu beaucoup de retentissements. Autrement, ça avait fait moins de « barouf » mais le dossier noir du Vélodrome, qui était le troisième numéro de la nouvelle formule. Un an et demi après, c’est revenu dans le museau de l’OM et ils ont failli être obligé de jouer à Montpellier. C’était largement avant tout le monde. Stéphane Fattoretto qui est parti aujourd’hui sous d’autres horizons qui nous avait sorti ça. On ne l’avait lu que sur France Foot et ça a mis beaucoup de temps à sortir ailleurs. On essaie d’être plus dans l’enquête, de révéler des choses. C’est pas facile, on est dans le foot, pas dans la politique. Il faut le faire. Il y a toujours des sujets intéressants, des sujets jeunes, des sujets plus sérieux. On essaie de faire le France Football dont on avait toujours rêvé, le France Football qu’on avait perdu depuis quelques années. Je ne vais pas dire que j’ai appris à lire avec France Football, mais, depuis l’âge de dix ans, je lis France Foot, je voulais y être. J’y suis et j’en suis très fier. Je suis très content qu’on arrive à retrouver l’esprit, modernisé bien sûr, mais l’esprit qui était dans l’ADN de France Foot. »

 

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