La découverte d’une nouvelle sensation

Pour le Stade Brestois, le revers à Dijon (1-0) représente beaucoup plus qu’une simple défaite. Les Dijonnais ont quatre points d’avance, Troyes dérobe la deuxième place et Sochaux s’invite dans la danse. Leur deuxième défaite depuis le début de la saison ne doit pas chambouler les joueurs d’Alex Dupont mais pourrait permettre de redonner un bon coup de talon pour finir l’année.

Et si ça avait été bien de perdre à Dijon? Le nul concédé contre Créteil (2-2) a été minoré, peut-être trop, car Brest l’avait emporté à Valenciennes une semaine plus tôt. Mais si l’on prend maintenant les deux derniers résultats bretons, ça fait un nul et une défaite. Pas brillant pour un leader, cinq points envolés, cinq points qu’ont pris les Dijonnais, les Troyens et les Sochaliens, d’où cet embouteillage naissant sur un podium dont la course se fait plus claire. Avec Nancy, Sochaux et les trois membres actuels du podium, on a certainement le club des cinq qui va se bagarrer jusqu’au bout pour les trois strapontins direction Ligue 1.

Ismaël Traoré et Thébaux n'ont rien à se reprocher sur ce revers à Dijon
Ismaël Traoré et Thébaux n’ont rien à se reprocher sur ce revers à Dijon

Alors, il est peut-être salutaire que la série brestoise s’arrête. Ces enfilades de bons résultats sont nécessaires pour amasser des points mais dès lors qu’elles s’étirent trop longtemps dans la durée, on ne joue plus pour gagner le match mais pour prolonger la série et faire briller les statistiques. On est moins regardant sur les moyens pour obtenir la victoire, le principal étant de poursuivre sur la lancée. C’est ça le principal. Hors, on remarque que le contenu des prestations s’effrite depuis la belle victoire contre le Gazélec Ajaccio (3-0) suivie de la démonstration à Auxerre (0-3). L’équipe puise plus dans ses réserves, Alphonse s’est blessé, Samassa n’est pas revenu et Verdier n’a pas assuré la relève. Un peu moins performant, le milieu a aussi ralenti comme les montées des latéraux. Bref, même si le contenu à Dijon était solide, il manquait cette étincelle, cette folie que Brest avait il y a un mois.

Symbole de ce match, Verdier dominé par Varrault et très éloigné d'une position offensive
Symbole de ce match, Verdier dominé par Varrault et très éloigné d’une position offensive

La sensation de défaite oubliée depuis le 28 août a été ravivée en Côte d’Or. La grande tranquillité de novembre laisse poindre une pointe d’inquiétude aujourd’hui à la lecture d’un classement qui ne laisse qu’un point de sécurité par rapport à des Sochaliens qui reviennent au triple galop. Cette petit gifle à Dijon peut donc être salutaire et servir à piquer au vif des Brestois qui ont perdu leur statut de leader d’une manière cruelle. La réception de l’AC Ajaccio samedi aura une double importance : celle de bien terminer cette splendide et incroyable année 2014 et bien préparer 2015 qui pourrait concrétiser les rêves finistériens de retour dans l’élite.

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