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Brest à la limite du sabordage

Mais quel après-midi galère pour les Brestois ! Bien partis et dominateurs, ils ont d’abord cédé sur un but-contre-son-camp de Falette avant de récolter deux cartons rouges et une défaite imméritée (1-0) contre une équipe de Troyes qui n’a d’un leader que la place.

Les Finistériens ont démarré de manière intéressante leur match face à une ESTAC qui laisse volontairement le ballon. Les joueurs d’Alex Dupont l’utilise plutôt bien et dominent nettement le premier quart d’heure. Malheureusement, au terme de celui-ci, Falette devance Thébaux sur un centre de Court et catapulte la balle dans ses propres filets (19e). Un geste incompréhensible car le ballon arrivait tranquillement dans la « niche » du portier brestois.

Brest accuse forcément le coup tout comme Alphonse qui ne s’est pas remis d’un choc avec Rincon arrivé sans ménagement dans le dos de l’attaquant stadiste, à contre-temps, après un duel (10e). Il a traversé la première mi-temps diminué, avant de céder sa place à Laborde dès le retour des vestiaires (46e). Troyes ne se procure aucune occasion concrète, pour le jeu de Furlan vanté par divers fins observateurs, on repassera.

En face, Brest a le ballon mais peine dans le dernier geste et quand celui-ci est réussi, c’est la malchance qui s’en mêle avec la transversale trouvée par Falette qui reprend un corner de Grougi (59e). Deux minutes plus tard, Laborde a l’occasion pour égaliser mais alors que le centre de Moimbé est parfait, il loupe le cadre dans une position pourtant idéale au second poteau (61e).

Ce n’est vraiment pas la journée de Brest, car, après une grosse perte de balle de Belaud dans le rond central, Moimbé déséquilibre Jean, auteur d’un superbe plongeon et de  trois tonneaux qui coûtent un carton rouge au défenseur stadiste (66e). Troyes ne veut pas jouer et Brest n’y arrive plus. Au final, l’addition s’alourdit pour Brest à cause de Falette qui perd ses nerfs après une nouvelle friction avec Azamoum qui lui avait chauffé les chevilles quelques minutes plus tôt (90+2). Les Bretons s’inclinent dans ce match au sommet et il y a de quoi avoir d’énormes regrets car perdre un match alors que son gardien n’a pas reçu le moindre tir cadré de son adversaire, c’est pour le moins original.

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