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Indigne d’un prétendant à la montée

En 2015, le Stade Brestois présente un visage inquiétant. Très souvent brouillon, trop fréquemment frileux et une fois chanceux (à Angers), Brest a logiquement été battu ce soir à Nancy face à une formation qui était pourtant au fond du trou. Une réaction est indispensable.

Quand un cadeau tombe du ciel, comment ne pas en tirer profit? Bryan Pelé l’a compris et récupère une grossière erreur de la défense nancéienne pour offrir à Courtet l’opportunité de marquer son deuxième but en autant de rencontres sous le maillot brestois . Le transfuge de Reims ne se fait pas prier et croise une frappe hors-de-portée de Nardi (9e).

Un réel cadeau car le système bas des Bretons avec trois milieux défensifs empêche toute relation technique entre la ligne offensive et les milieux. Pire, avec une défense remodelée, celle-ci ne présente pas les garanties habituelles et quelques approximations apparaissent ce qui permet à Nancy de se refaire la cerise et de prendre peu à peu la direction des débats.
Thébaux aura bien tenté de retarder l’échéance avec une superbe parade devant Lusamba (32e) et une belle claquette sur un coup-franc de Cetout (45+2) mais le scénario, déjà connu, se déroule, inexorablement.
Malgré les avertissements posés publiquement par Courtet devant le jeu de son équipe qui s’orientait vers le même type de sanction que face à Orléans, Brest se fait punir. Alex Dupont ne modifie pas un schéma tactique, qui, à l’évidence ne fonctionne pas et Hadji joue au filou pour égaliser en laissant traîner le pied pour dévier le ballon entre la couverture de Traoré et la sortie de Thébaux (56e). Ce n’est pas volé pour Nancy, pas plus que le second but du vétéran lorrain : Dalé explose Chardonnet dans le duel aérien et le ballon revient à Hadji qui ne laisse auucne chance au portier brestois (70e).

Inexistant, hormis sur son but, le Stade Brestois s’incline logiquement chez une ASNL pourtant moribonde qui était dans les cordes après l’ouverture du score. Les joueurs d’Alex Dupont ne sont pas procuré la moindre occasion franche durant toute la deuxième mi-temps. Comme annoncé par Courtet à la pause, Brest, incapable d’asséner l’uppercut fatal, s’est endormi et a permis aux locaux de se ressaisir. Inquiétant car répétitif.

Contre Orléans et aussi Cholet en Coupe de France, l’incapacité de faire le break et cette manie de reculer sitôt après avoir marqué a mis l’équipe dans de grosses difficultés. Au classement, les écarts se réduisent de plus en plus. Il est presque miraculeux de voir toujours les Brestois sur le podium après de telles performances. Une grosse remise en question est indispensable sinon les déceptions risquent bien de s’accumuler malgré tous les renforts arrivés cet hiver, car, si avant, Brest se procurait des occasions, depuis deux mois, les attaquants n’ont plus rien à se mettre sous la semelle.

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