Quelqu’un y croyait encore?

Le dépit de certains joueurs et les larmes difficilement masquées d’autres à l’issue du match contre Dijon ne laissaient que peu d’illusions sur ce déplacement en Corse. Brest n’a pas existé contre une équipe de l’AC Ajaccio qui n’avait gagné qu’un seul que de ses treize matchs précédents. La saison brestoise est morte depuis de trop longues semaines.

Vivre sur des illusions, c’est ce que fait le Stade Brestois depuis plusieurs journées de championnat. Les concurrents ne sont pas beaucoup plus reluisants mais des matchs de la dernière chance, on en a vu défiler cette saison, malheureusement, le ressort est cassé depuis fort longtemps. La fameuse dynamique vantée par tous les techniciens est restée on ne sait où en 2015. Depuis le mois de novembre, le Stade Brestois n’a pas été capable d’enchaîner deux victoires consécutives.  En 2015, durant les 18 matchs de L2, les Finistériens n’ont amassé que 20 points. Une misère qui en fait le 14ème club du championnat. Troyes en raflé 39 (quasiment le double), Angers et le Gazélec Ajaccio 33. Alors que les autres membres du  podium ont singulièrement accéléré, Brest a périclité malgré des renforts de qualité au mercato hivernal.

Le cri du cœur de plusieurs proches du club est que cette saison se finisse vite maintenant. Elle restera l’une des plus grandes désillusions du club. Jamais, Brest n’a été dans une position aussi avantageuse pour monter dans l’élite en étant en même temps tout proche du dernier carré de la Coupe de France. Finalement, le public brestois ne verra rien de tout ça.  Solidaire des joueurs jusqu’à la 90ème minute du match contre Dijon, la tribune Route de Quimper a commencé à fendre l’armure dans les arrêts de jeu, réclamant la démission d’Alex Dupont. Le désamour n’a cessé de grandir au fil des mois chez les supporters, le public brestois n’a jamais accroché à son équipe et ça, les joueurs ne peuvent en porter seuls la responsabilité.

La démission de tout un groupe était palpable vendredi soir à Ajaccio. L’ACA a rapidement pris l’avantage et a doublé la mise avant le repos. Le but d’Hamdi n’aura amené qu’un espoir de façade mais il est ironique que cette réalisation provienne d’un joueur qui fêtait sa première titularisation depuis son arrivée au mercato d’hiver. Ce n’est pas vendredi qu’il fallait s’énerver de la mauvaise performance d’un joueur ou d’un autre. Il y a eu suffisamment de signaux depuis la fin de l’année 2014. La gestion du groupe brestois restera une grande énigme avec, notamment, cette porte close pour les jeunes éléments.

Ce week-end, Nancy se permet même de prendre trois points d’avance et rêve encore de monter alors que Dijon et Brest n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Une fois les larmes séchées, il faudra quand même faire le bilan de cette saison et on parlera bien d’échec. Une saison sans passion avec des objectifs manqués ne peut être satisfaisante pour qui que ce soit.

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