Les mercatos manqués du Stade Brestois

Le mercato est fait pour renforcer les équipes. Le Stade Brestois n’a pas réussi à atteindre ce but et a manqué ses mercatos d’hiver et d’été. On fait le bilan avant le dernier match de la saison ce soir à Clermont.

Après d’énormes espoirs, la colonne des échecs n’a eu de cesse de se remplir à Brest cette année que ce soit pour les objectifs sportifs mais aussi pour le mercato. Après avoir vu partir tous les éléments de Ligue 1 qui posaient problème sur la masse salariale (le Stade Brestois a été interdit de recrutement en janvier 2014 à cause d’une masse salariale trop lourde), Brest s’est mis en quête de renforts. Pour la reprise, Belghazouani, Tritz, Ranneaud et Cuvillier étaient présents. Les quatre éléments n’ont pas brillé cette année. Alexandre Cuvillier est un cas particulier car il s’est blessé en août et n’a pu revenir que six mois après. Il est donc difficile de porter un jugement sur un joueur qui n’a pas pu évoluer à 100% (c’est pourquoi, il n’apparaît pas dans le tableau des réussites/échecs). Pour les autres, c’est un échec.

Jason Ranneaud, est arrivé de Lyon-Duchère avec le surnom de Matuidi blanc. Mais c’est en latéral gauche qu’il a fait une saison honnête… en CFA2. Aucune minute de jeu de L2, Alex Dupont aurait pu lui laisser sa chance en qualité de latéral. Ses séances d’entraînement et ses matchs de CFA2 méritaient peut-être meilleure récompense mais avec un seul match de Coupe de France contre Grâces, on ne peut que parler d’échec. Pour Stéphane Tritz, on y est contraint aussi. Déjà, ce sont les dirigeants qui l’ont rangé dans cette case en recrutant en catastrophe Belaud à sa place après des amicaux compliqués pour lui. Tritz a eu le mérite de se battre et,  face à la pénurie, il a enfin joué en L2 en janvier, par défaut.

Du côté offensif, Alex Dupont a insisté pour faire venir Chahir Belghazouani alors que celui-ci était sur une voie de garage après des matchs plus que moyens dans la semi-professionnelle D2 belge. Il a bénéficié d’un temps de jeu très important par rapport à d’autres joueurs jusqu’au mois de mars avant que les dirigeants ne se rendent à l’évidence. L’autre joueur à avoir bénéficié d’un temps de jeu très conséquent, c’est Gaëtan Laborde qui n’a jamais pu se servir de ses qualités qui lui avaient permis de tant briller au Red-Star l’an passé.

 

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Arrivé un peu plus tard, Doumbia a joué quelque matchs de L2 avant qu’on ne se rende compte que le « costume était trop grand » pour lui. Il n’est plus apparu en L2 depuis le 6 octobre et la réception de Tours. Il est toujours sous contrat mais son avenir semble compliqué à la pointe Finistère. Birama Touré, arrivé en joker de Nantes, a cristallisé les critiques car son arrivée à coïncidé avec les premières difficultés brestoises mais force est de constater que la plus-value espérée n’a jamais été effective sur le terrain. Le niveau de l’équipe a chuté avec lui alors qu’il était la sentinelle tant espérée par le coach. De son côté, Mamadou Samassa est arrivé sur le gong du mercato, son extrême fragilité, l’a empêché de s’illustrer et lorsqu’il était apte, on ne peut pas dire que ses performances aient pu plaider en sa faveur. La gestion de ses retours est aussi à mettre en cause avec, sans doute, un manque de précaution le concernant.

Cet hiver, Bilal Hamdi est venu ici pour dynamiser le milieu mais il a passé plus de temps dans les tribunes que sur le terrain. Son exercice ne laissera pas un souvenir impérissable, tout comme celui de William Sea qui, pour sa première saison en tant que professionnel n’a pas montré le niveau suffisant pour évoluer en L2.

Du côté des points positifs, l’arrivée en catastrophe de Gaëtan Belaud a finalement été l’un des meilleurs coups puisqu’il a été l’un des brestois les plus réguliers jusqu’à sa blessure au début de l’année 2015. C’est véritablement le seul joueur arrivé cet été qui peut être exempt de critiques.

Cet hiver, Brest pensait frapper fort et il l’a fait mais les renforts ont été ma utilisés. Adnane qui a marqué huit buts avec une équipe relégable, Tours, a réussi à en marquer cinq avec un temps de jeu réduit à Brest. Gaëtan Courtet, prêté par Reims (L1), a réussi une arrivée canon et a marqué aussi cinq fois. De bonnes statistiques qui auraient peut-être augmentées si Bryan Pelé avait eu un peu plus de confiance dès son arrivée. Avec ses deux passes décisives et ses deux buts en fin de saison, il y a de quoi regretter ces quatre matchs charnières passés sur le banc de touche. Il est l’un des joueurs sur lesquels Brest devra s’appuyer la saison prochaine.

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