Les Brestois restent dans l’ornière

Balayés physiquement par Strasbourg samedi (4-1), le Stade Brestois n’est plus le leader de L2. Ce soir, il pourrait même être troisième si Lens venait à battre Sochaux. Le creux physique évoqué par le coach brestois ne cesse de se prolonger. Jusqu’à quand?

La thèse de l’accident ne pourra donc pas être retenue pour la défaite face à Ajaccio (1-2) la semaine dernière à Le Blé. Le SB29 est (lourdement) tombé à la Meinau samedi contre des Strasbourgeois très affutés alors qu’ils disposaient d’un jour de récupération de moins que les Bretons. Tout a été de travers dans cet après-midi alsacienne. Déjà, le schéma tactique n’était pas forcément le plus efficace. Cette formule à trois axiaux aurait pu fonctionner avec des joueurs en pleine possession de leurs moyens mais alors que Brest a cédé précisément sur l’aspect qui aurait dû être renforcé (le domaine aérien dans l’axe), les conséquences de ce schéma ont été d’isoler les deux milieux Gastien et Battocchio qui ont été noyés au bout de dix minutes quand les Strasbougeois ont compris qu’ils avaient le surnombre et la domination physique dans ce domaine.

Si l’arbitrage a été conciliant avec les gros et souvent illicites impacts des Alsaciens, Brest a aussi été défaillant dans ses anciens points forts, car les premières minutes ont été bonnes avant que Strasbourg ne se ressaisisse, en ne réussissant pas à concrétiser ses petites opportunités offensives par maladresse. Habib Diallo a été très difficile à atteindre et quand Lavigne a trouvé une brèche pour revenir au score, Belaud a commis une faute complètement inutile sur le coup-franc qui a permis à Lienard de redonner l’avantage aux Alsaciens. Derrière Guillaume creuse l’écart, de la tête sur un coup de pied arrêté, comme sur le premier but. Brest a donc pris trois buts sur des phases arrêtées dont deux dans le domaine aérien, là où pourtant, Strasbourg était très attendu. Le dernier but de Boutaïb tient de l’anecdote mais on retient de ce match que l’ex-leader a failli tactiquement et physiquement face à une équipe de Strasbourg qui a joué sur ses qualités, à savoir de la générosité et l’impact physique.

De l’impact physique, Brest n’en n’aura jamais car l’équipe développe d’autres qualités mais on peut s’interroger sur la générosité car ça fait plusieurs semaines qu’on sent les Brestois en manque de souffle. En interne, on espère retrouver ce souffle pour le sprint final décisif qu’on situe juste après la trêve internationale pour le déplacement à Lens. Malheureusement, pour espérer l’atteindre dans de bonnes conditions, il faut avant s’imposer contre Laval à domicile. Si Sochaux pouvait avoir la bonne idée de contrarier Lens ce soir, ça serait un petit rayon de soleil pour les Brestois qui pourront peut-être retrouver le sourire le week-end prochain, car, alors qu’ils affronteront Laval, il y aura un certain Reims – Lens. Pour enfin avoir ce second souffle?

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  • Martial

    Trois ! Oups, la peur des barrages, tout ça …

  • Jérôme Balcon

    Euh pourquoi quatrième?