Foot 29
Là où commence le football

Quentin Bernard : « Si Nîmes y croit, pourquoi pas nous? »

Après le revers si difficile à encaisser face à Nîmes, Quentin Bernard ne s’est pas défilé. C’est pas le genre de la maison, le défenseur arrivé de Dijon cet hiver, a la tête bien posée sur les épaules et a tout de suite livré le discours fédérateur qu’il faudra au Stade Brestois pour ses deux derniers matchs. Non, tout n’est pas perdu.

Quentin, c’est une grosse déception ce revers contre Nîmes, le troisième consécutif…

« Ce n’est pas linéaire, c’est pas parce qu’on est premier, qu’on bat tous ceux qui sont derrière. C’est un peu plus dur de gagner en général dans cette L2. Sur cette journée, pas une équipe ne s’est imposée à domicile. Le championnat est homogène. On est déçu ce soir mais pour moi, lundi, on est reparti. J’y crois encore, je ne lâche pas. Tant qu’on n’est pas le 19 mai et qu’on me dit que c’est fini ou qu’on monte, rien n’est fait. Il faut continuer à s’entraîner comme on le fait, à un moment donné, ça va payer à nouveau. »

Le tournant du match, c’est ce coup du sort avec cette erreur d’Hartock…

« Oui, bien sûr. On fait une entame parfaite, on marque dès la 4ème minute et même dans l’investissement et les duels, on répondait présent. Après, c’est un fait de jeu, Jo nous a sauvé pas mal de fois cette année, là il fait erreur. Elle ne nous coûte pas le match mais après c’est plus compliqué, ce but casquette nous a mis un petit coup au moral. Après, on a failli en prendre un deuxième juste avant la pause, ce qui n’aurait vraiment pas été mérité. On fait un bon début de 2ème, on a les occasions mais on ne concrétise pas. Cette notre non-réussite du moment. Ce soir, on se mord les doigts mais il faut y croire. Je suis quelqu’un qui ne lâche jamais. Si Nîmes y croit, pourquoi, nous, on y croirait pas? C’est loin d’être fini, il peut encore y avoir des surprises et peut-être que ça sera nous la bonne surprise. Aujourd’hui, pas beaucoup de monde va mettre une pièce sur nous, moi j’en mets une. »

Certains de vos coéquipiers sont sortis énervés du match, pas vous…

« L’énervement, ça arrive. Moi je ne suis pas quelqu’un qui va s’énerver pour du foot, ça reste anecdotique, il y a quelque chose de plus important demain (dimanche), ça reste du foot. Il ne faut pas prendre la tête. J’adore mon métier, j’adore jouer au foot. Bien sûr que je suis déçu aussi mais il faut continuer, il ne faut pas baisser les bras ! C’est là où on verra si on a du caractère et si on possède une équipe qui peut vraiment aller loin. Il ne faut pas ressasser, les défaites sont derrière, moi je regarde devant. C’est fait. Un de vos confrères me disait « oui monsieur Bernard, c’est vrai que contre Ajaccio, t’as fait un match tout pourri. » C’est passé. J’en ai fait plein d’autres matchs, j’en referai des mauvais. Il faut regarder le match de Bourg-en-Bresse et si on arrive à casser la dynamique et à gagner là-bas, on mettre un petit coup de pression aux autres même si je n’aime pas parler des autres. Regardons-nous, ce qu’on fait, notre boulot. Faisons les choses bien et gagnons nos deux matchs et on verra si, à 65 points ça suffit ou pas mais il faut garder confiance. Je suis venu ici parce que j’avais confiance en ce groupe, j’ai toujours confiance et 65 points, même si c’est un barrage, ça nous laisse encore une chance. »

Vous pourriez aussi aimer