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Braquage à l’orléanaise

Ça fait beaucoup pour une même équipe en l’espace d’une semaine. Battu à Nîmes (4-0) avec deux exclusions et deux quasi-CSC, Brest a cédé ce soir face à Orléans sur le seul tir visiteur de la rencontre. Le tout encore agrémenté de nouvelles erreurs arbitrales. La journée de l’arbitrage est passée. Brest a peut-être mangé son pain noir.

Les joueurs de Jean-Marc Furlan ont quand même vécu un drôle de match, un peu comme si la Nature avait décidé ce soir « tiens, ce soir, toi, je vais encore t’emm*** « 

Ça ne tarde pas d’ailleurs, d’entrée, Brest veut faire la différence contre Orléans, et fait résonner la transversale orléanaise sur une tentative de Faussurier (2′). C’est fait, tu sais que tu vas galérer ce soir. Et ça ne loupe pas. Le truc vicieux c’est d’y avoir cru quand Gomis (23′) et Chemin (39′) ont du céder prématurément leur place à Benkaïd et Nabab,

Orléans est déstabilisé. La preuve, trois minutes après, Perrin croise une frappe que Larsonneur ne peut pas contester (42′). C’était le premier tir d’Orléans. Le gardien brestois doit se coucher ensuite sur une nouvelle tentative de Perrin (45+2). C’était le dernier tir d’Orléans.

Brest a plus tiré en ce premier acte, mais beaucoup de frappes maladroites (dont une sur la barre) et la plupart du temps, a passé son temps à tourner autour de la surface de réparation des visiteurs sans y pénétrer comme le copain qui cherche désespéramment la porte d’entrée de la maison pour se reposer après une soirée un peu trop arrosée.

Pour qu’un hod-up soit parfait et pour être sûr d’avoir une soirée bien pourrie. On rajoute un élément : Renault qui restait sur une série de sept matchs sans parvenir à garder sa cage inviolée, avec juste dix buts endurés sur les trois derniers matchs, devient subitement infranchissable alors que Brest devient percutant. Des frappes de Berthomier (42′, 49′), une tête de Diallo (65′), une tentative de Charbonnier (78′) sont toutes claqués, détournées, captées.

Pour ajouter à la belle soirée, il est nécessaire de rajouter une autre injustice en plus de celle vécue sportivement, ce qui a été un rôle parfaitement rempli par M.Perreau-Niel.

La preuve par trois : Habib Diallo qui se présente balle au pied à l’entrée de la surface est fauché par Monfray qui arrive en retard et anéantit une occasion de but, c’est un magnifique « JOUEZ ! »

Une absence de clairvoyance pour sanctionner les coups orléanais comme la semelle violente de Cambon qui était à deux doigts de déclencher une bagarre générale (90′). On pourrait aussi rajouter une main au tout début du match d’un joueur d’Orléans dans sa surface (1′) mais aussi cette double faute sur Faussurier qui se déroule dans la surface et finit en coup-franc( 87′).

Ce soir en fait, c’était presque pas la peine de venir, ce genre de match, on l’a tous vécu, on le reverra encore. On l’a même un peu vécu à Reims l’an passé. C’est jouissif quand on est du bon côté mais, finalement, le bon côté est sans doute plutôt celui qui a joué, qui a tenté et qui sait ce que ça va passer.

Le gagne-petit, on l’a déjà trop vécu à Brest, la vision à long terme doit l’emporter et on retiendra donc la bonne nouvelle du retour de Charbonnier et l’impatience pour le prochain match où Jean-Marc Furlan pourra avoir, à la 14ème journée, peut-être, un groupe au complet.


Brest – Orléans : 0-1 (0-1)
Spectateurs : 7.175.
Arbitre : M. Perreau-Niel.
But :
Perrin (42′) pour Orléans
Avertissements :
H. Diallo (66′), Weber (70′), Butin (87′) pour Brest
N’Goma (60′), Perrin (73′), Poha (84′), Pinaud (87′), Cambon (90′) pour Orléans
BREST : Larsonneur – Belaud, Castelletto, Weber, Bernard – Grougi (cap) – Coeff, Berthomier (Charbonnier, 62′) – Faussurier, H. Diallo, Mayi (Butin, 71′).
Entraîneur : J.-M. Furlan.
ORLEANS : Renault – Furtado, Chemin (Nabab, 39′), Monfray, Pinaud – Cambon – Ziani (cap), Poha, N’Goma, Perrin (Seidou, 89′) – Gomis (Benkaid, 23′).
Entraîneur : D. Ollé-Nicolle.

 

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