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Un derby et des souvenirs

Joueur clé de la formation plabennecoise depuis quatre saisons, Laurent David apporte toute sa technique et son expérience à la formation finistérienne. A la veille du derby face à Quimper, il revient sur son parcours qui a débuté à Brest.

A 37 ans, tu brilles avec Plabennec en CFA, quand tu vois Marc Salaün et ses 41 printemps à Quimper, tu te dis qu’il te reste encore quelques saisons à jouer ?

« Je ne sais pas comment réagit Marco, mais après certains matchs la récupération est difficile. J’ai un poste différent, je bouge beaucoup sur les cotés, lui reste plus dans l’axe. J’espère juste ne pas faire la saison de trop. Je ne me fixe aucun objectif, Marco doit en faire de même, je pense. »

 

Le derby face à Quimper sera l’occasion pour toi de revoir les frères Salaün. Tu as plus joué avec Ronan, non ?

« Oui, même si Ronan a deux ans de plus que moi, j’ai joué mon premier match professionnel avec lui. On avait battu Guingamp 3-0. Je n’étais qu’aspirant et Ronan était déjà stagiaire. Je l’ai ensuite revu à Toulouse car il jouait avec mon meilleur ami : Erwan Manac’h. Je suis content pour Ronan qui fait du très bon boulot à Quimper, il mérite vraiment cette réussite. »

 

Quand tu regardes ton parcours professionnel, n’as-tu pas un regret, comme avoir choisi Martigues pour tenter ta chance en D1 par exemple ?

« Je n’ai pas de regrets en tout cas, ce sont les aléas du football. Lorsque j’ai choisi Martigues j’avais huit clubs de D1 qui m’avaient fait des propositions. J’ai opté pour un plus petit club pour m’assurer du temps de jeu mais la mayonnaise n’a pas pris. Je pensais que ça allait se goupiller tout seul mais l’entraîneur ne m’a pas fait confiance. Derrière, j’ai tout de même réalisé une belle carrière en D2, j’ai aussi eu la chance de ne pas connaître de gros pépins physiques. »

 

Ton plus beau souvenir de ces années professionnelles ?

« Grenoble restera ma plus belle aventure. Le club a pris des énormes risques pour monter une équipe capable de grimperen D2 lors de la saison 2000./2001 Cela aurait pu exploser mais ça a fonctionné à merveille. Nous formions vraiment une famille entre joueurs et c’était sans doute ça notre force Aujourd’hui le club est en L1, je suis vraiment heureux pour le GF38. Ce qui m’a fait très plaisir aussi, c’est que le soir de la montée du club en L1 en mai dernier, des supporters m’ont appelé pour dire que notre équipe avait marqué l’histoire du club et qu’ils ne nous ont pas oublié. J’espère que Brest sera en L1 un jour aussi car il reste le club de mon cœur. »

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