Vincent Créhin attend son heure

L’ancien plabennecois Vincent Créhin a rejoint le Stade Lavallois l’été dernier. Après une saison brillante sous les couleurs du promu finistérien en National, il espère faire ses preuves aux yeux de Philippe Hinschberger, l’entraîneur lavallois, afin d’avoir plus de temps de jeu en L2.

Dimanche à Ménéz Paul, Vincent Créhin n’a pu éviter la défaite des siens contre la réserve du Stade Brestois. Il est vrai que la technique et la vitesse sont des qualités difficile à exprimer sur le terrain brestois si cabossé. Ses parents et ses grands-parents étaient bien sûr venus le soutenir depuis Saint-Brieuc comme ils le font de temps en temps à Francis Le Basser. Le plaisir de retrouver les siens pour celui qui garde un regard avisé pour le parcours de Plab’. « C’est bien, ils ont fait 1-1 à Rodez samedi, l’an passé, on avait perdu là-bas. Ils sont au milieu de tableau, c’est bien, ils sont plus compacts et moins naïfs qu’on pouvait l’être l’an passé. L’élimination en Coupe, ce n’est pas trop grave. L’important c’est le maintien.»

En année d’apprentissage

Il a participé à quinze rencontres pour seulement cinq titularisations chez les professionnels. Ce sont des débuts timorés mais le joueur ne s’en fait pas : « J’ai joué à droite et à gauche. Le coach m’a fait jouer quelques matchs en tant que titulaire, ça s’est plutôt bien passé. Ensuite il y a eu cette défaite à Châteauroux qui a provoqué des changements. Maintenant, je préfère joueur en CFA2 que de ne pas jouer du tout mais j’espère bien retourner rapidement en L2. » Là où certains jeunes loups pourraient s’agacer du manque de considération de leur technicien, Créhin entend parfaitement les raisons qui poussent Hinschberger à privilégier Losilla ou Genest pour le moment : « Cette année, c’est comme à Cannes il y a deux ans. C’est une saison d’apprentissage. J’apprends le métier on va dire. Je viens du National, il faut que je fasse mes preuves, il faut être patient, c’est ça le plus dur. L’entraîneur est juste dans ses choix. »

Le maintien pour saisir sa chance

Pas très loin de sa Bretagne natale, il découvre le monde professionnel qu’on lui avait refusé il y a quelques années à Guingamp pour des standards physiques qui paraissent bien éculés aujourd’hui. Cependant, pour poursuivre l’aventure, il faut que le Stade Lavallois, à la limite de la zone rouge, ne retombe pas en National. « Il manque la mer mais je suis content là-bas : je vis avec ma petite femme à Laval. L’an prochain il faudra que je sorte du lot pour espérer quelque chose. Pour l’heure, l’important pour nous ça sera le maintien. Il faut gagner à domicile contre Boulogne dès vendredi mais ça va vite, avec deux victoires on est dixième, c’est un peu comme le National sur ce plan »espère l’ancien plabennecois. Avec trois buts en CFA2, et deux titularisations en janvier en L2, ce qui n’était plus arrivé depuis septembre, l’attaquant de poche breton est tout de même sur la bonne voie. Une voie qu’il trouvera sans doute plus facilement si son entraîneur lui donne la possibilité de s’exprimer dans l’axe, là-même ou Gimbert ou Khiter, ses coéquipiers lavallois ne brillent pas par leur réalisme.

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