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Une invraisemblable humiliation

Le Stade Brestois se devait de réagir en fin d’après-midi à Auxerre, les joueurs de Corentin Martins ont pris une gifle monumentale face à Auxerre (4-0). Le seul point positif reste le surplace des autres concurrents au maintien. Brest n’est pas encore mort mais n’en finit pas de se mettre toujours plus en difficulté.

 

120429 auxerre brestGrougi, Baysse et Kantari ont vécu un véritable cauchemar à Auxerre (JM Louarn)

 

 

guillou

 

Contre Auxerre, Corentin Martins avait choisi de faire confiance à Sissoko, mis de côté par Dupont. Ewolo et Poyet écartés, il avait aussi décidé de repasser par un 4-4-2 qui pourtant n’avait pas fait ses preuves par le passé. Celui-ci vole rapidement en éclats, sur un corner, Traoré tente une frappe, la manque complètement et la balle revient dans les pieds de Cissé, seul Auxerrois démarqué. L’ancien marseillais effectue un pointu qui rentre avec la complicité du poteau opposé (5e). La chance a d’ores et déjà choisit son camp. C’est encore plus le cas après la grosse erreur de Zebina qui permet à Contout et Kapo de faire un une-deux XXL au coeur d’une défense bretonne absente (17e). La confiance aidant, Traoré offre un magnifique troisième but à ses couleurs d’une frappe enveloppée (28). Avant la pause, l’ancien brestois fait résonner la transversale d’Elana, le rebond atterrit dans les pieds de Contout qui marque du tbia (39e). Réussite d’un côté, apathie et ridicule de l’autre, le match est plié depuis de longues minutes déjà.

Brest effectue une deuxième mi-temps rassurante grâce notamment à un Kantari intransigeant. Les Bretons auraient même du réduire la marque mais le but de Baysse est injustement refusé pour une position de hors-jeu imaginaire (81e). Quand rien ne va…. Absolument perdus pendant 45 minutes, les Finistériens ont reproduit une mi-temps similaire à celle peffectuée contre Rennes la semaine passée mais cette-fois, ils sont tombés sur un adversaire d’une adresse insolente. Cependant, rien ne peut justifier les énormes largesses affichées depuis quinze jours : les Brestois ont trois jours pour se remettre la tête à l’endroit et pour défendre leur avenir collectif et personnel car si Brest descend en fin d’année, le club ne sera pas le seul à rétrograder d’une division. C’est aussi une question d’honneur désormais.

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