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On attend quoi?

Neuf matchs sans victoire à Le Blé, une humiliation dans un derby. Un coach qui n’est compris que par lui-même, une place de relégable, un stade muet, une direction qui se déchire. Le Stade Brestois n’a sûrement pas fini d’encaisser des déroutes. A moins que quelqu’un se décide enfin à crever les innombrabless abcès qui pourrissent la saison brestoise.

130331 brest lilleBrest est relégable, sans doute pour longtemps (JM Louarn)

Cela fait plusieurs mois que l’on voit le même type de match à Le Blé. Parfois, il y a un petit miracle, comme contre Lyon, où la maladresse de l’adversaire associée à la médiocrité du terrain permettent d’accrocher un point contre un gros (1-1) mais sinon, c’est toujours la même chanson. Brest est la seule équipe de L1 à jouer le trouillomètre au taquet contre des équipes qui peuplent le top 8 du championnat. Chaque semaine, ou presque, on voit régulièrement un petit club s’arracher et faire tomber le PSG, Lyon, l’OM, Lille ou Saint-Etienne. Dernier exploit en date, Sochaux hier soir à Gerland. Une victoire encore plus lourde de sens puisqu’elle précipite Brest sous la barre de relégation. Avant, il y a eu Troyes contre Marseille, Reims contre le PSG, Nancy à Marseille et toujours Sochaux contre l’OM. Dans d’autres cas, ils ne sont pas parvenus à accrocher la victoire mais comme les Troyens contre Saint-Etienne samedi, ils ont au moins arraché le nul. Si d’aventure, ils perdent, ils sortent du match avec le sentiment d’avoir tenté leur chance.

Hier contre Lille, le schéma brestois s’est encore résumé à “on serre les rangs et on attend que ça se passe”. Si le but de Raspentino a crée un vain espoir, Lille a joué dans un fauteuil et a égalisé très rapidement par Kalou avant que Roux ne plie l’affaire sur l’une des grosses occasions nordistes du second acte. Elana, n’a pas eu un seul ballon à stopper en dehors de l’attaque qui a amené le but. L’ancien gardien finistérien a certainement connu plus de craintes face à Plabennec en Coupe de France que contre ces Brestois-là. Encore une fois (la neuvième consécutive), on sort de Le Blé en ayant l’impression que Brest n’a pas vraiment joué. Là, où toutes les équipes tentent leur chance, Brest perd sans essayer. Une mentalité de looser qui colle à la tunique bretonne.

Les chiffres en attestent avec une seule victoire sur les dix derniers matchs. Brest a aussi perdu ses trois derniers matchs à domicile et le club finistérien est, de loin, celui qui a concédé le plus de défaites depuis l’entame de saison (17 défaites en 30 matchs). Quand on se souvient des victoires chanceuses du début de saison, le classement finistérien en deviendrait presque flatteur. Avec des dirigeants qui se regardent en chiens de faïence, un entraîneur qui navigue à reculons avec des choix de plus en plus invraisemblables (match sans attaquant axial hier, Martial toujours au piquet en B, Lejeune un coup sur le banc, un coup sur le terrain, Gueye aussi en punition), on se demande ce qu’on attend au Stade Brestois pour réagir. Si tout reste en l’état, que personne ne vide son sac et qu’on continue à masquer les querelles sur et en dehors du terrain, on sait où l’on retrouvera le Stade Brestois l’an prochain. Et ce n’est sûrement pas en L1. De toute façon, à l’heure actuelle, il ne mérite plus d’y figurer.

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