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Une humiliation de plus pour Brest

L’historique de Brest en Coupe de France est lamentable, irréel. Après Plouvorn, Chambéry, Saint-Brieuc, Les Sables-d’Olonne (liste loin d’être exhaustive), les supporters brestois peuvent ajouter Concarneau à la liste des déceptions de la Coupe de France qui s’étire jusqu’aux origines du club. Cette fois, pourtant, Brest n’a absolument pas été inquiété pendant le match et a réussi l’exploit de se faire renverser par un adversaire qui avait quasiment renoncé.

Pour trouver le parcours du Stade Brestois sur un calendrier, ce n’est pas compliqué. Regardez l’élimination, elle se situe dans 80% des cas au mois de décembre ou au mois de janvier. Ça pourrait être joli pour un club amateur mais Brest est professionnel, du moins, c’est ce qui était net durant 79 minutes hier à Concarneau. Facile, le Stade Brestois était en tête avec les buts de Diallo (14e) et Berthomier (43e).

La deuxième mi-temps était du même acabit, Brest la jouant même facile et ne marque pas ce fameux troisième but, Diallo touchant même la transversale. Cependant, et alors que Nicolas Cloarec venait de confier son désarroi au micro d’Eurosport à l’heure de jeu sur le rendez-vous manqué par ses joueurs et qu’il ne voyait pas comment son équipe avait la moindre de chance de marquer puis d’espérer une égalisation, la suite des débats va lui donner tort.

Brest concède un coup-franc. Il est tiré indirectement et Vincent Richetin donne tout ce qu’il a. Généreux comme à son habitude, il a été le Concarnois décisif car son missile laisse un Fabri très mal placé, sur ses appuis. La lucarne est nettoyée (79e).

Cinq minutes après, Idazza l’imite avec la même recette et dans la même lucarne (84e). Les prolongations sont là, à la surprise générale et, d’entrée, Brest coule avec un doublé d’Idazza (92e). Les Thoniers sont complètement rincés physiquement, perclus de crampes pour beaucoup, mais ils se battent.

Ce que ne fait pas le Stade Brestois avec seulement deux occasions nettes avec Charbonnier puis Diallo. C’est insuffisant alors qu’on a un ascendant technique et physique aussi grand. On se demande comment une équipe de L2 peut se laisser berner ainsi.

La conférence d’après-match de Jean-Marc Furlan ne devrait pas apaiser les regrets des supporters brestois, ce n’est pas seulement la Coupe de France qui a choisi son vainqueur. Hier, il y avait une équipe qui avait la qualification sans forcer pendant 80 minutes et une autre qui s’est arraché pour tout renverser pour la lui arracher.

Durant les prolongations, Brest voulait-il se qualifier? En tout cas, il n’en donnait pas l’impression mais après le derby manqué à Lorient, les points perdus à domicile, cette élimination en Coupe de France va être très difficile à encaisser…à moins de finir l’année en battant Bourg-en-Bresse et Quevilly-Rouen…

Pour Concarneau, espérons que ce match leur permette de maintenir la belle trajectoire créée il y a quelques semaines en N1.


CONCARNEAU (N1) 3-2 (a.p.) BREST (L2)
Mi-temps : 0-2. 3953 spectateurs. Arbitre : M.Petit
Buts. – Concarneau : Richetin (80e), Idazza (84e, 92e). – Brest : H.Diallo (14e), Berthomier (43e)
Avertissements.
-Concarneau : Drouglazet (23e), Idazza (119e) -Brest : Grougi (39e), Castelletto (104e)
CONCARNEAU: T.Guivarch – J.Nsimba, Jannez (cap), Toupin, Irep – Illien – Richetin, Drouglazet (Koré, 81e), M.Edjouma (Lasimant, 46e), Idazza – J.Donisa (Gégousse, 56e). Entraîneur : Nicolas Cloarec.
BREST : Fabri – V.Henry, Castelletto, Weber, Bernard – Grougi (cap) – Berthomier (Butin, 90+2), Coeff, Pi (Faussurier, 55e), Autret (Charbonnier, 61e) – H.Diallo Entraîneur : Jean-Marc Furlan.

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