Les Brestois ont lancé leur sprint final depuis trois semaines et ils sont inarrêtables. Pourtant, Lens a dominé la première demi-heure mais ce Brest est l’opposé de celui d’il y a deux ans. C’est qui lui punit l’adversaire et c’est lui qui est, ce soir, quasiment en Ligue 1 !

Ce n’est pas encore mathématique mais Brest compte sept unités d’avance sur Troyes alors qu’il reste encore neuf points à distribuer. Cet après-midi, devant les 12 500 supporters bretons (exception faite des 200 Lensois), le SB29 a pourtant souffert. La faute à un RC Lens qui possède d’énormes qualités mais aussi d’énormes défauts ce qui explique son classement si décevant.

D’entrée, Centonze aurait pu obtenir un penalty mais c’est le Lensois qui a été sanctionné d’une simulation face à Larsonneur (2e). Des tentatives d’Ambrose (12e) puis Mesloub (12e) et surtout un poteau de Centonze (14e) mettent les Finistériens en fâcheuse posture mais ils peuvent compter sur un exceptionnel Gautier Larsonneur.

La blessure de Leca à la cheville, évacué sur un civière et remplacé par Vachoux a certainement eu un impact néfaste sur les Artésiens (19e). Le nouvel entrant parvient pourtant à stopper la frappe de Charbonnier qui marque le réveil brestois (30e). Il ne pourra rien en revanche sur la malice de Court qui reprend un ballon dans la surface expédié par Autret pour ouvrir la marque (35e).

Juste avant le repos, Mathias Autret, formé à Brest, mais ancien Lensois, réussit le doublé d’un geste plein de maîtrise après un service de Court (45+2).

Après le repos, les Brestois laissent les Lensois avec le ballon mais ceux-ci sont quasiment inoffensifs durant ces 45 dernières minutes. Brest ne cédera pas et c’est l’exact opposé de ce qu’il s’était passé il y a deux ans. Les Brestois, alors, étaient capables d’étouffer leur adversaire, de ne pas le laisser respirer durant une demi-heure de haute-volée mais se faisaient punir soit par la réussite de son adversaire, soit par sa maladresse.

Aujourd’hui, Brest est pragmatique. Un froid-réalisme qu’ont toutes les équipes qui montent en Ligue 1. Et aujourd’hui, sans tenir compte des résultats de Troyes, le prochain succès finistérien sera synonyme de Graal !