Il a fallu attendre six ans mais la Ligue 1 est bien de retour à Brest. Le Stade Brestois n’a pas réussi à vaincre Toulouse malgré de belles promesses (1-1). Ce n’est qu’un point mais un point qui offre de belles perspectives.

La crispation des Brestois se fait sentir dans des première minutes où les semelles sont un peu lourdes et les contrôles approximatifs.

Comme pour désamorcer tout cela, Charbonnier tente un lob de 40M après avoir vu Reynet avancé mais ça passe nettement à côté (16e). Néanmoins, le match est lancé.

Samuel Grandsir, très mobile, rend le danger plus concret avec une frappe qui termine dans le petit filet toulousain (18e).

Attention toutefois à Toulouse, même si le Téfécé peine à se projeter devant les buts bretons, Koulouris croise une tête juste à côté des cages de Larsonneur (19e).

Les joueurs de Dall’Oglio sont de mieux en mieux et sur une perte de balle de Toulouse, Charbonnier lance Court. Le milieu brestois parvient à centrer pour Charbonnier qui s’efface ce dont profite Autret. Le capitaine brestois contrôle et trompe Reynet d’une frappe croisée (25e).

Le break ne passe pas loin avec un tir de Grandsir repoussé par Reynet du pied (28e) puis c’est au tour de Court de tenter sa chance et son tir s’envole (29e).

Brest pousse pour mettre ce deuxième but mais le gardien des Violets veille avec une nouvelle parade : il s’impose par deux fois devant Charbonnier (43e).

Après le repos, le 2-0 se refuse toujours aux Finistériens : Grandsir percute côté gauche et remet en retrait pour Charbonnier qui trouve Perraud qui reprend instantanément et c’est la barre transversale qui sauve Reynet (54e) !

Brest n’est pas à l’abri et commence à montrer quelques signes de fatigue après l’heure de jeu. Toulouse tente des approches mais c’est extrêmement brouillon.

En fin de match, Issiaga Sylla gêne Mathias Autret et semble faire main en pleine surface. Olivier Thual n’hésite pas et désigne le point de penalty pourtant, il reste en discussion avec le VAR pendant de longues secondes pour finalement valider son premier jugement.

Après trois minutes de latence, Charbonnier tire son penalty et le manque. Sa frappe axiale se déporte sur sa gauche ce qui permet à Reynet de détourner la frappe (84e).

Malheureusement, c’est un tournant dans la rencontre, Max-Alain Gradel et Issiaga Sylla combinent pour Koulouris qui se joue de N’Goma pour tromper Larsonneur  de près (89e). Toulouse recolle de manière inespérée pour les joueurs de Casanova mais ce n’est pas si immérité avec une dernière demi-heure plus compliquée pour les Brestois.

Au final, ce n’est qu’un nul mais un nul porteur de promesses. Brest avait un onze de départ qui tenait largement la route mais les entrants n’ont pas vraiment apporté de plus-value et surtout, il manquait quelqu’un dans l’entre-jeu pour soutenir voire relayer Diallo et Belkebla dont l’association semble tout aussi efficace en Ligue 1. En ce sens, l’arrivée de Paul Lasne sera salutaire.

Devant, le travail de Charbonnier a pu passer inaperçu mais il a énormément donné face à des défenseurs Toulousains qui n’arrivaient pas à gérer son impact et sa capacité à orienter le jeu. Il lui manquait certainement un appui que pourra peut-être lui offrir Cardona aussi.

La crispation de la première en Ligue 1 a aussi inhibé quelques éléments qui découvraient l’élite. Ce sentiment va s’estomper au fil des semaines et plus ça ira plus le promu brestois proposera une opposition consistante et celle-ci semble déjà au niveau du championnat.

Le Brest version Dall’Oglio est dans la continuité de sa version Furlan avec toutefois un jeu plus direct, rendu nécessaire par le niveau Ligue 1. Vivement la suite.