Comme souvent dans son histoire, le Stade Brestois a été balayé aux Costières. Les Crocodiles l’ont emporté 3-0 mais les Bretons ont mis tout en œuvre pour se faire laminer dans le Gard.

Avant de rentrer sur le terrain, Brest avait-il déjà perdu la rencontre? Contraint de modifier à nouveau son duo dans l’axe de la défense avec la blessure de Bain, Olivier Dall’Olgio doit mettre une troisième combinaison différente en trois rencontres même si Chardonnet et Castelletto se connaissent par cœur.

Devant la défense, on se demande toujours pourquoi, le coach brestois a cassé la paire Diallo – Belkebla en mettant l’Algérien sur le banc de touche. On n’a pas plus d’explications sur la mise sur le banc d’Autret, meilleur brestois depuis le début de saison, et seul en mesure d’apporter un vrai soutien à Charbonnier avec qui il s’entend parfaitement.

Toutefois, ces absences n’expliquent pas le premier but. Alors que Perraud est monté pour une offensive, personne ne compense et Ferhat traverse tout le terrain sans quasiment aucune opposition pour aller battre Larsonneur de près (2e).

Le deuxième but de Valls est splendide (33e) mais Brest n’a pas sorti la tête de l’eau et a évité la catastrophe grâce à son portier.

Avec un Grandsir fantomatique, un Battocchio asphyxié, Diallo a tenté de maintenir le milieu de terrain à flot, avec, par intermittence, l’aide de Lasne, pas franchement à son avantage non-plus.

L’équipe n’a retrouvé du liant qu’avec le retour de Belkebla au milieu et l’apport offensif de Cardona. Certes, le jeune nîmois de naissance, manque une occasion énorme (68e), tout comme Castelletto (79e) mais au moins il y a eu un vrai match de football en seconde période.

Dommage que la défense brestoise fasse preuve de laxisme encore en fin de rencontre avec Denkey qu’on laisse faire son retourné tout seul pour lober le pauvre Larsonneur (90+2).

C’est une sacrée gifle qui sera peut-être salutaire pour le coach et les joueurs qui avaient tout faux sur ce match.