Les Brestois n’ont pas enchaîné un troisième succès en Picardie. Les joueurs d’Olivier Dall’Oglio ont présenté trop d’absences et trop de lacunes pour battre une équipe amiénoise, qui, pourtant, était loin d’être sereine.

En partant sans Charbonnier et Faussurier blessés puis Bain suspendu, il va sans dire que Brest était amoindri ce samedi au Stade de la Licorne. Cependant, ce résultat négatif a eu un effet positif peut-être, c’est celui d’affirmer le caractère indispensable de la présence de Gaëtan Charbonnier dans le onze de départ alors que certains esprits chagrins commençaient à ressasser le bilan comptable du meilleur buteur de L2. Sans son âme offensive habituellement insufflée par son numéro 10, Brest a été atone.

L’apport d’Alexandre Mendy, qui semble pourtant capable de provoquer quelque chose en cours de rencontre, a été très limité. Il n’est vraisemblablement pas apte à endosser le costume qui était le sien hier. Absent offensivement, Brest l’a été aussi dernière avec ce penalty concédé par Baal (2e). Heureusement, la malice de Larsonneur et la nonchalance de Guirassy ont permis au Conquétois de stopper le tir (3e) mais le portier breton a finalement cédé sur un petit piqué d’Otero (27e).

Brest a bien tenté en seconde période en étouffant les Picard mais l’ensemble a manque de percussion pour vraiment inquiéter Gurtner. C’est bien de la part d’Olivier Dall’Oglio de vouloir concerner tout le groupe mais à Amiens, où il était possible de ramener quelque chose, il est dommage de ne pas avoir fait confiance d’entrée à Cardona (et pourquoi pas de l’associer à Mendy qui aurait sans doute pu mieux s’exprimer ainsi) qui restait sur la lancée de son bon match à Metz et qui l’a d’ailleurs prouvé ça lors de son entrée en jeu mais c’était sans doute trop tard.

Il faut encore apprendre à se connaître et à maîtriser la Ligue 1 dans les rangs brestois mais la visite du PSG la semaine prochaine laisse craindre une nouvelle dégringolade au classement après celle de ce week-end (-3 places aujourd’hui) mais quand on a vu la fébrilité d’Amiens durant le second acte, il est dommage de ne pas avoir utilisé au maximum les forces qui étaient à disposition.