Difficile de tirer la moindre satisfaction de ce match des Brestois à Marseille. Outrageusement dominé avec 34 tirs subis, Brest a pourtant égalisé à la 89ème minute par Cardona mais a été incapable de défendre son maigre butin pour s’incliner (2-1) dans les arrêts de jeu.

Oui, l’OM a des objectifs qui sont diamétralement opposés à ceux du Stade Brestois. Reste qu’il y avait un match de football à disputer et Brest s’est fait marcher dessus pendant 80 minutes.

Il y a eu des pertes de balle inconcevables à ce niveau. A l’issue de la rencontre, Olivier Dall’Oglio disait d’ailleurs qu’il avait l’impression d’avoir vu des petits garçons sur la pelouse du Vélodrome. On est loin de la team Pirates…

Pourtant, on avait cru que Brest allait faire preuve de culot en début de rencontre avec ce double poteau qu’avait trouvé le malheureux Cardona qui avait pris de cours Mandanda (14e).

Derrière, il y a eu Larsonneur contre les Marseillais. Le portier brestois avait déjà repoussé les assauts de Benedetto (13e) il boxera encore une volée de l’Argentin (38e). Entre temps, Samson avait tapé la barre brestoise (16e).

Les Brestois craqueront en seconde période sur une montée de Faussurier qui se fait piéger par Amavi. Derrière personne ne couvre pour stopper Payet qui lance Benedetto qui saute par dessus Larsonneur alors que le ballon roule dans la surface brestois avant d’être propulsé par Bouna Sarr face à un Castelletto trop court (57e).

Marseille domine totalement les débats. La transversale sauve encore Larsonneur sur un coup-franc (50e) puis c’est son poteau qui repousse une tentative de Rongier (64e)

Durant les dix dernières minutes, les hommes de Villas Boas reculent mais il faut dire que Brest a une réelle puissance offensive désormais avec les entrants Grandsir et Mendy.

Cela donne des espaces et une action typique du jeu brestois : Castelletto ouvre sur Diallo qui transmet à Charbonnier. L’attaquant breton glisse dans le tempo à Cardona qui trompe Mandanda et offre une égalisation inespérée et complètement volée au vu des débats (89e).

Un but est un but et surtout il faut le défendre, chose qu’a été incapable de faire les Finistériens. Dans la continuité du coup d’envoi après le but : Radonji se ballade, excentré, devant la surface brestoise sous les yeux de Faussurier qui n’intervient pas et laisse l’espace au Marseillais pour décocher une splendide frappe que Larsonneur ne peut aller chercher (89e). Quel gâchis !

Dans les arrêts de jeu, Brest essaie vainement de revenir et Mendy se jette pour récupérer un ballon sur Sakai et commet une faute. Une faute qui ne méritait pas le rouge sorti par l’arbitre de la rencontre qui a été interpelle par le VAR pour se déjuger et ne donner qu’un jaune (90+5). Heureusement…

La valise brestoise était déjà remplie. Certes ce n’est pas un lourd revers avec une défaite par un seul but d’écart mais les largesses affichées par Brest ce soir sont rédhibitoires pour espérer se maintenir en Ligue 1 et c’est un miracle que ce match ne se termine pas sur un 6-2 qui aurait été logique.

Il faut savoir faire évoluer son jeu surtout quand l’adversaire n’attend que des relances courtes pour venir mettre la pression à une équipe qui perd énormément de ballons dans des zones clés. Ce n’est pas la première fois que Brest fait ça, seulement, cette fois, c’était au Vélodrome contre un OM conquérant.

Mardi, Brest aura le couteau sous la gorge pour s’imposer contre Strasbourg à Le Blé car derrière, le programme pour finir l’année est très solide avec des déplacements à Lille et Montpellier entrecoupés par la réception de Nice. Il y aura aussi la Coupe de la Ligue face à Bordeaux mais pour le moment il faut redresser la barre en Ligue 1 avec un seul point pris lors des quatre dernières rencontres.

Brest doit rapidement grandir et ne plus dégager cette candeur. Le football n’est pas forcément moche en mettant de l’intensité dans les duels et en sautant les lignes. Ça n’empêche pas de faire circuler de ballons sur d’autres phases de jeu.

Le changement est urgent car si Brest reste avec ses principes de jeu suicidaires car non-maitrisés, il se fera croquer à chaque rencontre.  Le coach l’a dit, “après ce match, mes joueurs me doivent une revanche.” Rendez-vous mardi à Le Blé contre Strasbourg.

Photo : @Ligue1Conforama