Les déplacement se suivent et se ressemblent pour les Brestois. Avec un match catastrophique défensivement, joueurs et entraîneur ont complètement manqué leur dernière sortie de 2019 à Montpellier avec un lourd revers 4-0.

Il faut l’avouer, on savait que ça serait très compliqué à Montpellier, où historiquement, Brest se fait régulièrement marcher dessus. Les illusions étaient même quasiment mortes à l’annonce du forfait de Charbonnier et d’un onze privant l’équipe de Court et Grandsir qui a pourtant prouvé sa forme en Coupe de la Ligue.

Le système avec trois défenseurs axiaux n’a même pas eu le temps d’être éprouvé puisque Duverne fait une belle passe décisive à Laborde en pleine surface pour offrir la possibilité à l’ancien brestois de mitrailler Larsonneur, ce qu’il ne manque pas de faire (14e). Après Chardonnet, embarque un ballon de la main dans la surface, le penalty est inévitable et transformé par Savanier qui glisse en frappant (30e).

Montpellier n’a pas eu besoin de se créer des occasions, Brest s’en est chargé. Le MHSC pouvait alors pratiquer son jeu tranquillement en laissant le ballon à un adversaire, qui n’arrivait pas à s’exprimer offensivement.

Juste avant l’heure de jeu, Laborde profite encore d’un cadeau brestois. Cette fois, c’est une mésentente entre Duverne et Larsonneur qui profite à l’ancien Brestois qui n’a plus qu’à ajuster son tir (57e).
Par la suite, il y a du mieux dans le jeu brestois. Le recentrage de Cardona et les entrées de Court et Grandsir en sont certainement les principales explications.

Montpellier se met aussi à couvrir son hôte de présents mais Faussurier ne parvient pas à cadrer quand Rulli lui laisse un ballon et c’est finalement le poteau qui est trouvé (75e). Un portier montpelliérain qui avait quand même su repousser une belle tête de Chardonnet en début de seconde période (53e).

Finalement, Brest est encore trahi par sa défense avec Castelletto qui manque complètement sa relance pour offrir une occasion énorme à Mollet qui s’en va battre Larsonneur de près (83e).

C’en n’est pas fini des malheurs brestois puisque alors que le SB29 trouve enfin la solution avec une belle frappe de Grandsir qui laisse Rulli sur place, le VAR trouve le moyen de retrouver une pseudo position de hors-jeu d’un demi-lacet (90+1). Une décision de géomètre, pas d’arbitre.

Brest a vécu une soirée cauchemar comme trop souvent à l’extérieur. Le système n’était pas le bon hier, le choix des hommes non-plus mais, même sans ces considérations, les lignes défensives bretonnes ont tendance à devenir quasi-inexistantes dès qu’on quitte le Finistère.

Certes les intentions de jeu sont souvent louables et Brest finit une poule aller globalement positive mais il n’y a aucune marge.

Pour rappel, Brest en 2010/2011 avait terminé avec 28 points et 21 points les saisons suivantes ce qui avait donné deux maintiens à la dernière journée et une relégation.

Avec les 22 points cette année, Brest est dans le tempo des deux dernières saisons de L1. Il ne faut donc rien lâcher d’autant plus que l’année de la descente, Brest avait la même avance sur la zone rouge qu’aujourd’hui (5 points).

Alors, oui, la stabilité au club n’a rien à voir, les joueurs ont plus de garanties techniques et tactiques mais il faut garder à l’esprit que Brest s’est appuyé sur un Larsonneur en état de grâce pour obtenir ces 22 points et qu’il faudra encore au moins en prendre autant pour renouveler son bail en Ligue 1.

Si Brest a fait d’indéniables progrès à domicile, il faudra les valider en dehors de Le Blé car la poule retour va offrir dix déplacements et notamment deux voyages cruciaux d’entrée en L1 à Toulouse et à Dijon entrecoupés par la réception d’Amiens.

Il faudra donc repartir très fort en 2020 car le maintien ne se jouera pas là mais ces confrontations contre des concurrents directs impulseront l’orientation de la poule retour. Pour l’heure, staff et joueurs peuvent désormais profiter d’un repos bien mérité pour recharger des batteries qui seront sollicitées sans attendre à la reprise.