Bordeaux aurait certainement du plier le match avant l’heure de jeu car les Brestois ont tout fait pour leur “donner” ce match mais l’entrée en jeu de Charbonnier a permis à l’équipe de retrouver son âme et de sauver le nul et d’avoir même regrets de ne pas avoir raflé la victoire.

Les débuts de matchs à l’extérieur posent problème. C’est le cas aussi à domicile. Idem pour les coups de pied arrêtés qui ont encore coûté un but à cause de l’attentisme de la défense brestoise.

Cette fois c’est Hwang qui en a profité pour ouvrir la marque au bout de seulement de dix minutes face à un Faussurier et une défense statique (10e).

La suite de la première période a été marquée par des occasions manquées par Cardona et surtout, le penalty généreux dilapidé par Battocchio (41e).

Les Brestois sont à côté de leur sujet et n’arrivent pas à se montrer aussi dangereux offensivement que d’habitude. L’absence de Charbonnier y est certainement pour quelque chose et son entrée en jeu coïncide avec le “mieux” dans le jeu ce qui n’est certainement pas un hasard.

Mais alors que Bordeaux se laisse vivre, Castelletto se rend coupable d’une grosse semelle sur Adli qui est logiquement sanctionnée d’un carton rouge (78e).

Le sentiment de révolte envahit les rangs finistériens et Bordeaux est acculé à l’image de Benito qui propulse dans ses propres filets la tête de Duverne suite à un excellent centre d’Autret.

En fin de rencontre, Brest aurait du bénéficier d’un coup-franc à l’entrée de la surface suite à un tacle en retard de Benito sur Court mais l’arbitre n’a rien vu, ce que le VAR ne pouvait compenser, réglementairement parlant, l’arbitre n’ayant pas sifflé. Pourtant, l’injustice est flagrante mais les nouvelles règles du VAR ont instauré des barrières supplémentaires.

Brest et Bordeaux se séparent sur un match nul qui reflète certainement la physionomie de la rencontre. Les Brestois peuvent se féliciter d’avoir une équipe capable de se révolter et d’avoir une belle union mais à force de faire des courses à handicap en se mettant presque elle-même des buts, voire en se privant de ses meilleurs éléments, cette équipe peut se faire très peur dans un championnat où elle est très bien placée pour se maintenir mais n’a encore rien obtenu.