Contre Angers, les erreurs défensives brestoises ainsi que les erreurs de coaching ont été payées cash. Largement supérieur au SCO, Brest ne peut que s’en prendre qu’à lui-même (et un peu au VAR qui n’aurait pas du accorder le troisième but angevin).

En pleine réussite d’entrée, les Brestois obtiennent un penalty grâce à Bamba qui se prend les pieds dans la foulée de Le Douaron et le déséquilibre. Mounier ne tremble pas et prend Bernardoni à contre-pied (3e).

Brest appuie face à des Angevins dépassés et c’est la transversale qui sauve les joueurs de Stéphane Moulin sur une tête de Charbonnier à la réception d’un centre de Perraud (14e).

Cependant, le SB29 reste très fragile défensivement. Si Pierre-Gabriel repousse une frappe de Bahoken (20e), le tir de Thioub passe entre toutes les jambes bretonnes pour aller tromper Larsonneur (22e).

Les Finistériens repartent à l’attaque, et sur, un débordement de Perraud, Le Douaron est lancé et centre en retrait pour Charbonnier qui récupère et remet Brest en tête (32e).

Angers est proche du KO mais Bernardoni réussit un superbe sauvetage devant Mounié (43e) puis c’est encore la transversale qui vient encore au secours des Angevins après une belle frappe de Faivre (44e).

Au retour des vestiaires, la tendance s’inverse : Brest est balloté mais obtient la meilleure opportunité : Faivre met Le Douaron dans une situation optimale face au but mais celui-ci dilapide l’offrande en faisant une passe au portier scoiste (61e).

Dans la foulée, l’ancien briochin cède sa place à Philippoteaux (62e). Etonnant alors que le joueur manque de repères et qu’il y avait au moins deux solutions sur le banc avec Honorat et Cardona.

Le jeu offensif se complique et devient impossible quand Olivier Dall’Oglio sort simultanément Faivre et Charbonnier pour enfin faire entrer Cardona et Honorat (72e). Un coaching incompréhensible alors que le pauvre Mounié est (légitimement) à bout physiquement.

L’équipe se coupe alors en deux et Angers, sans génie mais bien habitué à la L1 en profite à l’image d’Ismaël Traoré, l’ancien brestois qui reprend de volée un corner pour égaliser (78e).

Brest n’y arrive plus et Fulgini décoche un centre-tir pour Cho qui se jette et empêche le défenseur brestois d’intervenir. Finalement, le ballon entre sans qu’il puisse toucher le ballon mais le VAR décide que le destinataire du centre n’influait pas sur le jeu. C’est logique (81e).

Le match est alors terminé malgré la montée désespérée de Larsonneur. Brest avait déjà concédé ce genre de largesses contre Lorient et Dijon mais a été puni cette fois. Puni de son manque de réalisme et puni de son manque de rigueur défensive.

Les choix du coach ont aussi pesé lourd dans la balance. On peut se demander pourquoi le transfert le plus cher du Stade Brestois, Franck Honorat, reste sur le banc ainsi qu’Irvin Cardona malgré son but incroyable contre Dijon.

Jérémy Le Douaron avec sa bonne volonté est, pour le moment, incapable de boucler une rencontre de Ligue 1. Il a bénéficié de réussite avec le penalty obtenu et son centre sur le but de Charbonnier mais coûte cher face au but avec ce duel manqué qui aurait du permettre à Brest de mener de deux buts.

En fin de match, la double sortie de Faivre et Charbonnier a aussi coupé net l’imagination offensive finistérienne. Cardona et Honorait ont ainsi rejoint Mounié qui était éreinté et ils n’avaient plus de lien avec leurs milieux. Philippoteaux qui n’ a pas encore ses marques, s’est retrouvé contrait à tenter des exploits personnels et Cardona et Honorat ont du l’imiter.

Si les joueurs doivent se remettre en cause, l’entraîneur ne doit pas éviter cette interrogation car ces matchs-là, c’est aussi du déjà-vu depuis plusieurs mois. L’an passé le Stade Brestois avait encaissé 37 buts en 28 rencontres (dont 26 à l’extérieur), cette année, il y a déjà 12 buts encaissés en cinq rencontres (dont 7 rien qu’entre les déplacements à Nîmes et Angers).